vendredi 6 décembre 2019

RELIRE BOILEAU !!

Le 5 Décembre est passé et nul ne sait toujours ce que sera la réforme des retraites. Le gouvernement continue de refuser, avec une obstination digne d'un meilleur sort, d'en dévoiler non seulement les grandes lignes, mais surtout les conséquences.
Il attendait ,nous disait-on ,les résultats des manifestations du 5 Décembre pour en dire un peu plus; Comme le dit, avec un sens aigu de la litote, le Ministre de l'Education Jean Michel BLANQUER :"On ne peut pas nier que c'est une assez forte mobilisation"
Car il ne suffit pas d'organiser un dimanche déguisé à l’hôtel Matignon (Le premier Ministre sans cravate, quelques membres du gouvernement en jeans, les autres en tenue de campagne (sic) ) pour que les doutes soient levés: Même les ministres  compétents semblent ignorer les tenants et les aboutissants de cette réforme.
En vérité, nul ne comprend les véritables objectifs du Président de la République !
En continuant à garder le silence sur son projet,  le gouvernement prend le risque d'aggraver les choses :
Si son projet était sinon simple, du moins clair, pourquoi en retarder chaque jour la divulgation ? 
Et si la vérité était  plus banale : Jour après jour en effet, le pouvoir est obligé de l'admettre:  son projet est incompréhensible et surtout il est inapplicable : Boileau disait jadis : "Ce qui se conçoit bien  s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément " : Il est évident que, du Président de la République à la porte parole du gouvernement, en passant par tous les ministres qui sont priés d'expliquer les vertus de ce système baptisé universel ,dont on nous dit qu'il est plus juste et plus égalitaire (sic)et   qui aurait   donc toutes les vertus (sauf celle d’être compris et donc acceptable), aucun n'est capable d'expliquer pourquoi ce système inventé en Suède ( et donc nécessairement admirable sur le plan social !! ) peut avoir comme résultat que 225 000 suédois retraités y vivent sous le seuil de pauvreté et pourquoi les mêmes causes produisant les mêmes effets ce système, parce qu'il serait présenté par Emmanuel MACRON  donnerait en France des résultats acceptables 
Encore une fois, aujourd'hui presque tout le monde s'accorde à admettre qu'une réforme du régime des retraites s'impose dés lors que la durée de vie des français augmente, que le nombre d'actifs décroit et que le nombre de retraités s’accroît.
Que beaucoup essaient de retarder le moment où le recul de l'age de la retraite s'imposera aux responsables politiques est parfaitement légitime , dès lors que l'égalité formelle prônée par le gouvernement est totalement irréaliste ,( tous les métiers étant par nature différents) et qu'il sera nécessaire d'apporter à la règle formelle d'égalité universelle des exceptions qui rappelleront peut être les régimes spéciaux ( Le Ministre de l'Intérieur vient de le faire pour les policiers, le Ministre de l'Education pour les enseignants  aussi).
Que cesse l'hypocrisie; Le gouvernement doit faire preuve de courage: Un débat ne serait pas inutile dès lors qu'il aurait pour objectif de déterminer les professions susceptibles d’être considérées comme susceptibles de faire l'objet d'un traitement particulier:
On passerait des régimes spéciaux aux régimes particuliers !!! 
Ne serait ce pas plus raisonnable que de vouloir avoir raison contre tout le monde ! 







vendredi 22 novembre 2019

LE COURAGE DE LA VÉRITÉ

Le 5 Décembre approche : C'est la date annoncée d'un mouvement social qui risque d'être largement  suivi , car il ne se limite pas aux spécialistes traditionnels de la revendication, puisque vont s'y  retrouver ensemble, et les retraités traditionnels et les ressortissants des régimes spéciaux, les  agents de la fonction publique comme les  professions libérales qui ,tous, ont  un point commun :Ils ne veulent pas du  projet  de réforme des retraites que leur  propose le gouvernement.
Certes leurs motivations sont différentes , mais le plus frappant est que le principe d'égalité, sans cesse mis en avant par le gouvernement pour justifier cette réforme, ne séduit quasiment personne.
Le pouvoir peut inlassablement le  proclamer : Nul n'y croit.
Raison essentielle de ce scepticisme  : La plupart des intéressés ne comprennent rien au  système dont on leur parle, sinon qu'il risque de leur être défavorable.
Le gouvernement le reconnait  d'ailleurs , et il l'annonce lui-même : Tous les régimes spéciaux disparaîtront ; il en serait de même des  caisses autonomes dont il ne veut pas.
Il peut répéter inlassablement qu' un euro  payé donnera un euro perçu :Nul ne comprend par quel mystère ce système pourra fonctionner sans que les futurs retraités y soient de leur poche.
L’expérience suédoise à laquelle le gouvernement se réfère volontiers est à cet égard révélateur  :Le système par points y a été mis en oeuvre depuis des années: Le résultat est sans appel : Le nombre de retraités vivant en dessous du seuil de pauvreté en Suède s'élève aujourd'hui à 250 000, soit 15 % du nombre de retraités.
Comment dans ces conditions s'étonner du rejet des propositions du gouvernement ?
Tout le monde ( sauf, semble-t-il le gouvernement ! ) sait depuis toujours que toutes les professions ne se ressemblent pas et qu'elles  sont diverses : Si des régimes spéciaux ont été créés, ce n'était certainement pas pour faire plaisir aux bénéficiaires,  c'était aussi et surtout pour attirer vers des activités parfois peu séduisantes ou pénibles des candidats qui n'y venaient pas spontanément .Et, selon une tradition française immémoriale , les pouvoirs publics, n'étant pas toujours immédiatement en mesure de proposer des conditions de travail ou de rémunération satisfaisantes, se résolvaient à hypothéquer l'avenir en inventant des systèmes qui avaient , sur le moment, le mérite  de ne pas obérer les finances publiques mais qui avaient comme contrepartie la nécessité d'accorder à terme des conditions susceptibles de séduire d'éventuels candidats, d'où ces régimes spéciaux ou ces caisses autonomes. 
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, comment  demain attirer des candidats vers des professions pénibles ou simplement peu valorisantes sans leur accorder des avantages spécifiques ?
Avant d’entraîner la société française ( dont on peut dire aujourd'hui qu'elle n'est guère apaisée) dans une guerre de tranchées qui ne peut que nuire à la paix sociale, ne faudrait-il pas au Président de la République simplement un peu de courage :Celui de reconnaître que l'allongement de la durée de la vie est, heureusement, un phénomène inéluctable, et qu'il est temps d'en tirer la  conclusion logique:
Il faut cesser d'inventer des systèmes incompréhensibles et retrouver la simplicité et la logique de la vie.
Il faut tout simplement reculer  l'age de la retraite.
Les français y sont prêts dès lors qu'ils constateront que le gouvernement n'oublie pas celles et ceux qui ont besoin que soient reconnus leurs situations personnelles et qu’il prenne en  compte  la pénibilité comme  la spécificité de certaines professions.
C'est au Président de la République ,et à lui seul, qu'il appartient de démontrer qu'il a ce courage.Ce faisant, il aura rendu à la France et aux français un service dont ils devront lui être reconnaissant .












jeudi 14 novembre 2019

"LA CLAUSE DU GRAND PÈRE" OU LA STRATÉGIE DU GUÉPARD

Si on en croit ses proches, Emmanuel MACRON s’inquiéterait.
Certes, il continue à espérer que la prochaine élection présidentielle lui permettra de battre une nouvelle fois Marine LE PEN.
Mais en réalité, Emmanuel MACRON s’inquiète (à juste raison) des  fractures  qui se multiplient dans la société française : Qu'il s'agisse  des anciens gilets jaunes dont rien n'assure qu'ils ont renoncé à se manifester ou qu'il s'agisse des chômeurs dont le nombre, après avoir connu une accalmie, recommence à augmenter,.qu’il s'agisse encore du problème posé par le comportement d'une minorité de musulmans manipulés par les tenants d'un Islam politique délétère, qu'il s'agisse encore (comme on vient de le voir), du monde de la santé qui ne cesse de manifester son inquiétude voire son mécontentement, on a le sentiment que la situation du pays, non seulement ne s'améliore  guère, mais au contraire semble se dégrader de jour en jour.
Aujourd'hui, la réforme des retraites initiée par le Président de la République inquiète de plus en plus les français, d'autant  qu'ils comprennent de moins en moins ce qui les attend. Et pour compliquer encore le débat, on vient d'inventer "la clause du grand père" qui aurait pour objectif de n’appliquer cette réforme (dont on nous dit pourtant,  jour après jour, qu'elle est urgente) qu'aux futurs retraités (ce qui aurait pour avantage immédiat de ne pas mettre en cause les situations acquises) et qui surtout reporterait son application définitive à une quarantaine d'années !: Pour être clair ( Si c'est possible !), on demanderait donc au Parlement de voter en urgence  une loi qui ne s’appliquerait pas dans l'immédiat,mais plus tard  ( Drôle de notion de l'urgence !! ) ..beaucoup plus plus tard même ( d'où le nom donné à cette clause !!).
Emmanuel MACRON mettrait ainsi en oeuvre la stratégie illustrée en son temps par Luchino VISCONTI dans son célèbre film "LE GUEPARD ":
"Il faut que tout change pour que rien ne change"..
Cette proposition "géniale" ( qu'on pourrait baptiser de " procrastination législative" ) aurait comme inventeur  Alain MINC un brillant inspecteur des Finances qui se dit conseiller du Prince. 
On satisferait ainsi en même temps (selon la devise des "macronistes") les réformateurs et ceux qui  redoutent le changement : Pour les premiers le Président de la République serait dans l'action (sic),  pour les autres il serait celui  qui protège .
Ceux qui parleraient de double langage seraient à l'évidence de mauvaise foi pour ne pas dire davantage !
Comment s'étonner alors que certains puissent parler de reculade et aient un peu de mal à considérer le Président de la République comme un homme, sinon d'autorité, du moins de décision ?







lundi 11 novembre 2019

"QUAND C'EST FLOU........." (BIS)

Comme on ne cesse de  la constater, Emmanuel MACRON continue d'avoir un problème avec l'autorité : A moins que  ses ministres soient un peu perdus ou  manifestent simplement leur mauvaise humeur, voire même (qui sait ?) un peu de mauvaise volonté !
Madame BELLOUBET, Garde des Sceaux, se pose publiquement des questions sur l'efficacité des quotas que le gouvernement auquel elle appartient veut mettre :en oeuvre pour réguler l'immigration: Bien que le Premier Ministre réaffirme la position du gouvernement sur le sujet, elle fait mine de ne pas comprendre et veut  croire que ses réserves sont aussi celles du  Premier Ministre !
Jean Paul DELEVOYE, en charge de la réforme des retraites, semble lui-même parfois  s'interroger sur l'avenir de cette réforme, laissant entendre qu'elle pourrait encore subir des modifications: Trois  jours sont nécessaires pour qu'il finisse par  reconnaître qu'il a peut être parlé un peu vite et qu'en définitive, c'est au Président de la République et au Premier Ministre de décider, ce que tout le monde en France sait parfaitement ( à l'exception semble-t-il des membres du gouvernement !!).
Car force est bien de le constater; Il est difficile de comprendre ce que sera dans la réalité cette réforme , dans laquelle chacun  voit ce qu’il espère ou ce qu'il redoute.
Une chose semble désormais avérée :Cette réforme laisse l'opinion dans une perplexité chaque jour plus grande . Certes, le gouvernement semble l'avoir compris qui a décidé de tenter de répondre à ces attentes ,mais les explications que les ministres chargés d'en préciser  les tenants et les aboutissants  s'efforcent de donner chaque jour qui passe semblent soulever plus de problèmes qu’apporter des réponses aux préoccupations des citoyens.
Martine Aubry avait naguère trouvé une formule pour décrire ce genre de situation : "Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup ".
Cette formule semble s’appliquer parfaitement au problème aujourd'hui posé par cette  réforme des retraites à laquelle presque plus personne ne comprend rien .
Ne rien faire ou ne rien décider serait une attitude irresponsable : Aucun gouvernement digne de ce nom ne pourrait et ne devrait s'y résoudre ! 













vendredi 18 octobre 2019

LA " TROUILLE" DE MACRON !

"REFORMES, MACRON A-T-IL LA TROUILLE ?"
Tel est le titre  ( peut-être quelque peu racoleur !)  du journal LE POINT du 17 Octobre 2019.
Le gouvernement commence en effet à se poser la question : Et si la réforme des retraites n'était plus une priorité ? L'intervention à LONS LE SAULNIER du Premier Ministre ne peut que laisser perplexe sur le calendrier de cette réforme.
Beaucoup s'interrogeaient déjà sur la politique économique du Président de la République : Tous n'ont pas oublié par exemple que, pendant sa campagne électorale, Emmanuel MACRON avait promis de s'attaquer au train de vie de l'Etat et pour commencer de diminuer le nombre de fonctionnaires de 120.000 à la fin du quinquennat .
Moins de deux ans plus tard, ce chiffre n'était plus que de 60.000.
Très rapidement, on s'est limité à un objectif de 15000 emplois de moins pour la fin du quinquennat.
Aujourd'hui, on arrive au bout du chemin ! :Le budget pour  2020  prévoit en effet, avec une modestie stupéfiante, de n'en réduire  le nombre que de quarante sept ( 47) pour l'année 2020.
Qui peut croire dans ces conditions que les ambitions proclamées en 2017, puis en 2018,  pourront désormais être atteintes ?
Un autre problème (et non des moindres) se pose au Président de la République et à son gouvernement :Comment financer le système de retraites que le gouvernement a imaginé ?
Cette réforme,  présentée comme le pilier  de la politique sociale du gouvernement pour la deuxième partie du quinquennat, semble de moins en moins acceptée par les français qui ,pour beaucoup d'entre eux,ont du mal à en comprendre les tenants et les aboutissants et  sont ainsi de plus en plus nombreux à en contester non seulement les effets, mais même les principes et les conséquences, car ils craignent  qu'elle ne remette en cause à la fois la situation des futurs retraités, mais souvent même celle des retraités d’aujourd’hui: 
Passer d'un système de répartition à un système de capitalisation ( car c'est bien de cela qu'il s'agit en définitive) ne saurait en tout état de cause être sans conséquence : La justice sociale et l'égalité invoquées par le gouvernement ne sauraient dissimuler une réalité: Nombreux sont les retraités d'aujourd'hui et de demain qui considèrent qu'ils en feront les frais. 
Comment par exemple justifier, fut-ce au nom d'une égalité formelle, que ceux qui ont eu une vie professionnelle parfois  pénible soient traités désormais de la même façon que ceux dont les activités étaient moins rudes à supporter ?:
La vie professionnelle d'un surveillant pénitentiaire, d'une infirmière ou d'un enseignant dans une école élémentaire n'est pas tout à fait la même que celle d'un professeur d'université ou d'un magistrat : Les réalités de la vie doivent être prises en compte, fut-ce aux dépens des théories les plus brillantes, qui trop souvent semblent ignorer que, derrière elles, on trouve des hommes et des femmes qui ne sont pas simplement  des numéros d'immatriculation à la Sécurité Sociale.
Beaucoup souhaitent (aussi bien chez les salariés ou leurs représentants que dans les milieux économiques ) qu'on sorte des débats théoriques pour affronter le réel :
Il n'est peut être pas trop tard, mais il n'est  que temps.











jeudi 17 octobre 2019

FAIRE BLOC ? ET APRES ?

Après la tuerie de la Préfecture de Police , après  l'incident du Conseil Régional de Bourgogne (car il ne s'agit en réalité que d'un incident mineur qui aura surtout permis aux provocateurs de se manifester !), le Président de la République a parlé.
A-t-il  répondu aux attentes des français ? :
Telle est la question récurrente que ceux-ci se posent . Certes, il nous a demandé de "faire bloc" (sic), mais pour quoi ou contre quoi ? Difficile de le savoir !
Devant la menace grandissante de l'islamisation de la société française , que faut-il faire ?    Peu après son élection, le Président de la République avait annoncé qu'il se prononcerait sur sa conception de la laïcité à la française: Deux ans se sont écoulés et on ne connait toujours pas son sentiment sur un sujet pourtant capital pour l'avenir de notre société  et son évolution. "Faire bloc" ? Mais pourquoi faire ? Et après ?
On vient de le constater: Qu'un incident même mineur survienne et l'opinion ne sait plus que penser et ne sait pas davantage comment réagir, laissant ainsi le champ libre aux provocateurs et aux extrémistes.
Le résultat est clair: Notre société est malade de ses interrogations et de ses questions sans réponses.
Les "grands débats" que semble affectionner le Président de la République ne suffisent plus aux Français : Ils souhaitent seulement (et surtout) avoir des réponses à leurs interrogations.  Comment  répondre à la question que tout un chacun se pose aujourd'hui : Quelle place faut-il accorder ,sinon aux musulmans qui constituent à l'évidence une part importante de la société française, ou du moins à une religion dont le simple respect des règles de la laïcité devrait assurer la pratique normale comme pour toutes les autres religions. 
Encore faudrait-il que ces règles soient sans ambiguïté et soient acceptés par tous .
Il n'est pas certain qu'il en soit bien ainsi.
Il n'est donc que temps de répondre à ces questions: Le Président de la République, élu au suffrage universel est celui qui a la légitimité pour le faire .
Pourquoi  garde-t-il le silence ?






dimanche 13 octobre 2019

LE MINISTRE ÉTERNEL ?

Monsieur CASTANER est Ministre de l’Intérieur . Il est donc chargé de la paix civile et de la tranquillité publique.
A ce titre,il doit donc faire preuve d'autorité et de sang-froid !
Au vu de la situation de notre pays aujourd'hui, qui  l'en croit capable ? Ni les citoyens, ni les policiers, ni même ses collègues ! Certes, il a, en son temps, obtenu qu'un Préfet de Police soit sacrifié à sa place pour sanctionner son incapacité personnelle à maintenir l’ordre républicain: Voila pour le bilan ! 
Qu 'un quadruple assassinat se produise dans les locaux de la Préfecture de Police, rien ne se passe : Monsieur CASTANER reste Ministre de l'Intérieur.
Qu'une poignée d'agitateurs, inspirés de groupuscules révolutionnaires nord-américains, bloque la circulation sur plusieurs  ponts de Paris, occupe la place du Châtelet , puis campe devant l’Assemblée Nationale.
Monsieur CASTANER ne s'en inquiète  pas , alors que, dans le même temps, en Grande Bretagne,  malgré les menaces du Brexit, son homologue n'hésite pas à déloger de tels manifestants et à rétablir l'ordre afin de permettre à son pays de continuer à fonctionner normalement
Monsieur CASTANER ne semble convaincre de son efficacité et de sa compétence que le Président de la République qui, envers et contre tout, lui maintient sa confiance.
Comment s’étonner dans ces conditions que l'opinion, même la moins contestataire, finisse par se demander s'il existe encore un gouvernement .
Certes, Madame BUZIN Ministre de la Santé (dont on pourrait imaginer qu'elle se préoccupe en priorité du problème des urgences qui n'en finissent pas d’être en grève) se lance dans la polémique politicienne et croit opportun de s'en prendre avec virulence à l'opposition à qui elle reproche de ne rien proposer.  
Ne serait-il pas temps pour elle et pour le gouvernement tout entier, de se replonger dans les Fables de LA FONTAINE ?.
Ils y retrouveraient la parabole de  la paille et de la poutre qu'ils pourraient utilement méditer..