lundi 29 mai 2017

ERIC ET FLORENCE : LES ACROBATES DE LA POLITIQUE

La tribu LEHERICY vient encore de frapper. Après Eric, voici Florence. Décidément cette famille  ne renonce jamais !!
Leur démarche est toujours la meme: Au nom de choix politiques affirmés parfois bruyamment ou susurrés mezzo voce, ils s'insinuent dans des structures partisanes, s'y font une place plus ou moins modeste , en tous cas discrète, et tout soudain au moment d'échéances électorales, ils contestent (s'ils ne leur conviennent pas) les choix faits par les instances qu'ils ont rejoint et dont ils avaient en principe accepté les règles. Ils se proposent alors pour remplacer celui ou celle qui a été désigné ou qui est déjà en place. 
En 2007 , Eric LEHERICY n'avait pas agi autrement lorsqu'il décida de se présenter contre Claude LETEURTRE député sortant et candidat de la majorité présidentielle; mais il fut battu.
En 2012, il récidive et mène cette fois une liste contre le maire de Lisieux Bernard AUBRIL, dont il était l'adjoint : Il est encore battu mais, cette fois,il doit quitter la vie publique sur l'injonction de son employeur, soucieux que son comportement  d'aventurier de la politique ne finisse  par ternir l'image de l'établissement public qui l'emploie.
Mais rien ne finit jamais chez les LEHERICY :Le mari écarté, c'est la femme  Florence qui entre en scène:  
Chantal ROZIER-GUILLAUME de Saint-Martin de Mieux était candidate  de "La France en Marche" dans la circonscription de Lisieux-Falaise: Lors de la présentation d'une première liste de candidats où la circonscription ne figurait pas, Florence LEHERICY interrogée sur les motifs de cette omission indiquait alors n'avoir aucune préférence entre Clotilde VALTER et elle (cela ne s'invente pas!), n'hésitant  meme pas à ajouter: "je ne connais ni l'une ni l'autre" (sic).
Quelques jours après, nouvelle liste : Coucou, la voilà: Florence LEHERICY, comme son mari naguère, a évincé la candidate annoncée. La voilà candidate de la"France En Marche". Son explication est limpide: "Ma candidature était la plus légitime" Soyons modeste que diable !! et d'ajouter: "Si quelqu'un a fait campagne pour la présidentielle, c'est moi" Toujours modeste bien sur !
Le tour est joué : du LEHERICY pur sucre ! Et une nouvelle illustration de la devise de cette famille:" Ôtes-toi de là que je m'y mette".
Est-ce là ce qu'on appelle aujourd'hui"la politique autrement" ?  

P.S. Une nouvelle acrobatie de Florence LEHERICY : Elle vient d'adhérer au MODEM  . Quelle sera sa prochaine étiquette ?    A suivre !!


  





vendredi 26 mai 2017

UNE BONNE NOUVELLE: JEAN-MICHEL BLANQUER MINISTRE DE L'EDUCATION NATIONALE

Jean Michel BLANQUER, ancien directeur de l'ESSEC, est le nouveau ministre de l'Education Nationale.
C'est une bonne nouvelle.
Pas parce que Madame BELKACEM s'en est émue et semble ne pas l'avoir très bien pris; pas davantage parce que Alain JUPPE et François FILLON avaient pensé en faire leur ministre de l'Education, pas davantage non plus parce que François BAROIN est un de ses meilleurs amis, mais tout simplement parce que ses objectifs, tels qu'il les a exprimés, correspondent aux besoins essentiels de notre système éducatif massacré par les expérimentations incessantes de "pédagogistes" soi-disant innovateurs.
Le premier de ces objectifs (et peut-etre le plus important) se résume en quelques mots :" Que tous les élèves de France sortent de l'école primaire en sachant lire, écrire, compter... et respecter autrui ". Qui pourrait mieux dire ?
Mais, au delà de cette ambition, un certain nombre d'initiatives, qu'il est possible sans polémiquer de qualifier d'hasardeuses, devront etre remises en cause.
Il en est ainsi des nouveaux rythmes scolaires contestés par les enseignants, les communes et les familles .
En quoi serait-il choquant de laisser aux communes et aux enseignants de leurs écoles le soin de choisir ( entre la semaine de quatre jours et la semaine de quatre jours et demi ), le rythme qui leur parait le mieux correspondre aux attentes des maîtres et des familles. Le temps  n'est-il pas d'ailleurs venu de donner aux chefs d'établissements un minimum d'autonomie ?
Il en est de meme de la réforme des collèges imposée sans la moindre concertation: En quoi ,par exemple, la réintroduction du latin et du grec dans les programmes serait-elle un recul alors que ces matières sont constitutives d'une meilleurs connaissance de notre langue. 
De meme, à une époque où la mondialisation (qu'on le veuille ou non) s'impose peu à peu à tous, il est urgent de privilégier l'apprentissage des langues étrangères: Commençons, d'abord , par rétablir les classes bi-langues, supprimées hier au nom d'une soi-disant égalité (était-ce l'égalité de maintenir 96 % de ces classes  à Paris et d'en supprimer 84% dans l'académie de CAEN !).
De meme , pourquoi s'indigner de voir repenser l'enseignement de l'histoire dévasté par des a-priori doctrinaires qui avaient privilégié des concepts abstraits  aux dépens de la chronologie, alors que l'histoire, c'est d'abord la chronologie: Une nation a besoin de repères historiques: Quoi qu'aient pu penser les ministres de l'Education nommés par François HOLLANDE , le fait de connaitre les rois de France n'est pas du passéisme.
Le temps est enfin venu de redonner à l’éducation la place qu'elle n'aurait jamais du perdre dans les priorités de l'Etat:
Le nouveau ministre semble le penser et le vouloir : Au delà de nos préférences, il nous faut donc lui souhaiter de réussir et d'y parvenir.

vendredi 19 mai 2017

UN GOUVERNEMENT "MACRONIEN"

Enfin, nous y sommes !! Le nouveau Président de la République a constitué un gouvernement à son image: Celle de l’ambiguïté: D'abord une majorité de ministres ouvertement ou discrètement  socialistes, une pincée d'otages recrutés non sans peine au centre et à droite, un paquet de techniciens ( pour ne pas les appeler technocrates !), le tout "ni de droite ni de gauche" ou à la fois "de gauche et de droite" (pour employer le vocabulaire macronien)....et le tour est joué.
L'opération de recomposition, comme on dit, ne s'est toutefois pas déroulée sans difficultés: Celles qu'on a vu s'étaler en pleine clarté comme la (feinte) colère de François BAYROU ou celles plus discrètes qui se sont déroulées au centre et à droite où des ambitions souvent anciennes et de moins en moins dissimulées ont provoqué la  colère ou en tous cas la déception d’hommes et de femmes attachés à leurs valeurs et déçus de voir que ces ambitions personnelles l’emportaient trop souvent sur  la loyauté, amenant meme certains aux cotés desquels ils avaient fait campagne lors de l'élection présidentielle à oublier voire à contredire ce qu'ils défendaient quelques semaines plus tôt.
Si on en croit le premier secrétaire de ce qui reste du Parti Socialiste, il s'agit d'un gouvernement de droite . Si on entend François BAYROU,c'est enfin le miracle (puisqu'il est enfin revenu au pouvoir !). Si on écoute enfin le chœur des thuriféraires d'Emmanuel MACRON , on a découvert la potion magique . 
C'est donc le début d'une nouvelle ère. Bref , tout commence !!
Les premières initiatives du nouveau pouvoir vont, à l'évidence,  s'efforcer de ne choquer personne et de donner au plus grand nombre l'espoir que des mesures nouvelles seront de nature à mobiliser les citoyens  lui permettant ainsi  de rassembler le plus grand nombre d'électeurs afin de lui donner les mains libres pour mener l'action qu'il a décidée.
Pour  celles et ceux qu'une telle perspective ne rassure  pas totalement, le temps est peut-etre venu de méditer ces dictons de la sagesse populaire " Tout nouveau, tout beau" et un autre qui recommande de" ne  pas mettre tous ses œufs dans le meme panier".
Gageons que cette sagesse populaire sera utile a beaucoup d'entre nous  !
Ces élections législatives  mettront enfin un terme au processus électoral qui, depuis des mois, occupe les esprits et mobilise les énergies.
Il restera alors à gouverner

mercredi 10 mai 2017

MACRON : LE CHOIX DU ROI !

Pendant cinq ans, François HOLLANDE a multiplié les échecs :Bien peu nombreux sont ceux qui le contestent.
En revanche,  il a  réussi son ultime manœuvre : Faire élire un successeur de son choix :
Car, qui peut s'y tromper ? : La mise sur orbite d'Emmanuel MACRON n'a pas été le fruit du hasard; elle n'est pas davantage le résultat d'un complot qu'aurait ourdi Emmanuel MACRON contre le Président en place (et  à son insu !) .
Elle est simplement la démonstration des capacités manœuvrières de François HOLLANDE.
Après avoir nommé Emmanuel MACRON au secrétariat général de la Présidence de la République,dès son élection, le 15 mai 2012, il le fera entrer au gouvernement le 26 Août 2014 en remplacement d'Arnaud MONTEBOURG : Il lui confie aussitôt l'adoption d'un texte un peu fourre tout et donc très "grand public" qui lui permet de se faire connaitre des français, d'autant plus facilement que sa plasticité politique donne de lui une image d'ouverture.
Si la loi-travail lui échappe, elle va  aggraver l'impopularité de François HOLLANDE.  
Le temps est alors venu pour lui de quitter un navire qui prend l'eau: Il démissionne  en Août 2016.
Ainsi après 2 ans à l'Elysée et 2 ans au gouvernement, il va donc pouvoir se lancer pour l'emporter.
François HOLLANDE aura réussi sa dernière opération: Se choisir un successeur.
La cérémonie du 8 mai à l'Arc de Triomphe en a constitué l'éclatante illustration; Les attentions répétées du Président sortant à l'égard de son successeur n'ont pu le laisser ignorer: Faute de pouvoir se représenter lui-même en raison de son impopularité, il  a trouvé le successeur dont il avait rêvé.
Certes, pendant toute la campagne, celui-ci s'est efforcé de ne pas le laisser paraître.
De meme, et afin de préparer les élections législatives et d'obtenir la majorité dont il rêve,  il va tout faire pour dissimuler la réalité de cette "filiation".
Mais son  discours en permanence balancé ne permet guère d'imaginer ce qui se passera après.
Sa propension au secret ( qui contraste heureusement, il est vrai, avec les épanchements permanents de son prédécesseur)  peut présenter des risques politiques compte tenu de l’évolution des opinions publiques toujours prêtes à contester les décisions les plus modestes meme si elles sont considérées symboliques.
Mais jusqu’aux élections législatives de juin, la suite n'est pas écrite.
Peut-etre saurons-nous alors ce que nous réserve l’avenir.










jeudi 4 mai 2017

LES "MALGRÉ NOUS"

Un débat consternant.
L'élection du Président de la République mérite mieux que le spectacle qui a été infligé aux français par des candidats qui avaient décidé de remplacer leur opposition naturelle et légitime d'adversaires politiques par une haine personnelle et réciproque qui ne devrait pourtant pas avoir sa place dans une démocratie. 
De ce fait, la violence l'a disputé à la médiocrité d'un bout à l'autre.
Qui aujourd'hui est en mesure d'imaginer l'avenir de notre pays ? : Si Marine LE PEN, par sa violence et son agressivité, a dévasté le débat, force est bien de constater qu'Emmanuel MACRON ne s'est guère préoccupé de calmer le jeu, ni de donner aux électrices et aux électeurs qui ne l'avaient pas choisi des raisons de soutenir sa candidature pour le deuxième tour.
Certes,il est confortable de s'en prendre avec violence à une candidate qui n'espère que cela, mais peut-etre aurait-il été plus utile de chercher à comprendre les raisons de ceux qui n'ont pas voté pour vous.
Manifester un européisme débridé peut satisfaire les fanatiques d'une Europe fédérale dans laquelle les nations disparaîtraient, mais n'est certainement pas le moyen de rassurer ceux qu'exaspère l'interventionnisme permanent des eurocrates de Bruxelles.
Faut-il rappeler qu'en 2005 déjà, les français avaient dit non au projet de Constitution européenne ?
De meme, il est clair que, pour Emmanuel MACRON, la lutte contre le terrorisme et la délinquance en général n'est guère une priorité: Il semble avoir un peu de mal à comprendre que pour beaucoup et notamment dans "les quartiers" (comme il dit) ce problème est plus que prégnant . Et quand, dans le meme temps, il reçoit le soutien de Christiane TAUBIRA dont l'attitude à l’égard de la délinquance a toujours laissé perplexe une grande partie de la population française,il est clair que celles et ceux que l'insécurité inquiète l'écoutent avec perplexité.
Emmanuel MACRON semble considérer que sa victoire est assurée et qu'il n'est nul besoin de faire des efforts pour la consolider. 
Il n'arrive pas à comprendre que si, pour la majorité des électeurs de la droite et du  centre, voter pour Marine LE PEN n'est en aucun cas une option  acceptable, il reste, quant à lui, un adversaire politique pour lequel ils ont peu de sympathie ( c'est le moins qu'on puisse en dire), d'autant que tous ont compris qu'il était en réalité  socialiste et qu'en outre il n'était qu'un clone de François HOLLANDE dont ils ne voulaient plus depuis longtemps.
Qu' Emmanuel MACRON le sache :
Ceux qui  voteront pour lui le feront comme des "malgré nous".














samedi 29 avril 2017

APRES L’ÉCHEC, LA HONTE :LETTRE OUVERTE A NICOLAS DUPONT-AIGNAN

Lors du premier tour de l'élection présidentielle , vous avez obtenu près de 1.700.000 voix, Emmanuel MACRON près de 8.700.000 et Marine LE PEN 7.700.000; François FILLON avec plus de 7.200.000 voix a été éliminé.
Si vous n'aviez pas été présent, il aurait, avec toutes vos voix, devancé Emmanuel MACRON: Mieux encore, avec seulement un tiers de vos voix, il aurait été présent au deuxième tour et surtout il aurait éliminé Marine LE PEN.
Pendant des années, vous avez proclamé un gaullisme intransigeant surtout à l'égard de celles et de ceux qui  consacraient à sa défense et à l'illustration de sa pensée l'essentiel de leur temps et de leurs efforts et à qui , selon vous, il arrivait parfois de ne pas représenter suffisamment bien ce qui , à vos yeux, s'imposait.
Le rôle de gardien de la flamme est souvent ingrat, mais il est parfois utile, voire nécessaire. D'où la bienveillance, voire parfois l'indulgence, que beaucoup de ceux pour qui le gaullisme a été pendant de longues années la raison d’être de leur engagement politique vous ont témoigné,meme si telle ou telle de vos attitudes pouvaient ne pas leur apparaître toujours dans la ligne que vous prétendiez illustrer.
De meme pouvait leur sembler pour le moins étrange votre obstination à mettre en cause le gaullisme des autres : Que ,par exemple, des homme comme Alain JUPPE ou François FILLON n'aient pas trouvé grâce à vos yeux reste un mystère pour celles et ceux qui les ont connus et qui les ont vu gouverner.
Certes l'exercice du pouvoir peut amener celles et ceux qui l'exercent à commettre des erreurs : Qui n'en commet pas ?
Mais pour beaucoup aujourd’hui, la FRANCE se trouve dans une situation désespérante. 
Or, que vous le vouliez ou non, que vous l’ayiez souhaité ou non, vous êtes le véritable responsable de cette situation .
Que cette affirmation soit discutée ou contestée, rien de plus naturel.
En revanche,en vous associant à Marine LE PEN, vous venez de franchir un cap inimaginable pour tous ceux qui, un jour ou l'autre, ont soutenu l'action du Général de Gaulle: Vous voir sur une estrade a ses cotés était déjà proprement inimaginable: Mais l'entendre annoncer que, s'il devait par mégarde arriver qu'elle soit portée à la Présidence de la République, elle se proposerait de vous nommer Premier Ministre pour appliquer sa politique  est proprement stupéfiant .
Certes, vous avez le droit d'agir comme vous l'entendez, mais ,désormais ne parlez plus jamais du gaullisme, car ce que vous venez de faire vous disqualifie définitivement pour le faire:
Sachez-le: S'il devait arriver que Marine LE PEN soit élue, vous en porteriez la responsabilité historique. Si Emmanuel MACRON  est demain en mesure de poursuivre la désastreuse politique de François HOLLANDE vous en serez tout autant responsable
Après avoir été pendant quelques heures un éphémère futur Premier Ministre, plus personne n'entendra plus parler de vous.
Vous aurez disparu dans les oubliettes de l'Histoire.
Tel est désormais votre destin.










lundi 24 avril 2017

L’ÉCHEC

Qui pourrait le contester ? Le premier tour de l'élection présidentielle a été un échec pour celles et ceux qui se font une certaine idée de la France: Le deuxième tour opposera en effet deux candidats dont on peut dire sans exagérer que les opinions de l'une et les propositions de l'autre ne sont  marquées, ni par la modération pour la première, ni par la clarté pour l'autre.
François FILLON a aussitôt revendiqué la responsabilité de cet échec. Il faut l'en féliciter et l'en remercier.   Mais est-il le seul ? : Rien n'est moins sur.
Certes, nul ne peut nier que ce qu'on a appelé "les affaires" a joué son rôle dans cet échec, mais il ne faudrait pas oublier que, dès le lendemain de l'annonce de son projet, François FILLON avait déjà été vigoureusement attaqué sur son ampleur et ses choix.
Au delà du fond, on peut s'interroger sur la prise de conscience par les français de l'ampleur des efforts à accomplir: A cet égard, l'immobilisme "hollandais" a chloroformé la nation !
En outre (et on a pu le constater à droite comme à gauche) l'invention des élections primaires (destinées en principe à décharger les formations politiques de la responsabilité du choix de leurs candidats) n'a donné, ni à droite ni à gauche, des résultats totalement convaincants.
Le temps est donc venu de s'interroger sur le fonctionnement des partis politiques (à droite comme à gauche), car c'est bien de cela qu'il s'agit.
Pour toute formation politique, reporter au lendemain les choix politiques peut etre commode, mais est en meme temps susceptible de causer à terme des dégâts difficiles à prévoir . De meme regrouper au sein d'une meme formation politique des hommes et des femmes que beaucoup de choses peuvent séparer, voire meme opposer, peut, dans un premier temps, etre électoralement positif, mais comporte à terme des risques politiquement dangereux.
Qu'on le veuille ou non, il est donc urgent d'entamer une réflexion sur ce sujet  fondamental.
Quant à l'élection présidentielle, on peut dire sans exagération que les résultats de ce premier tour n'ont guère éclairci les choix : Si Marine LE PEN peut se réjouir du score qu'elle a atteint, elle ne peut guère  dissimuler ce qui est un demi-échec par rapport à ses espoirs et à ses ambitions.
Quant à Emmanuel MACRON il s'efforce d'élargir son socle qui apparaît comme aussi limité que fragile ( Meme si la Bourse, sans raison économique,s'est aussitôt envolée !) : Après avoir appelé au rassemblement des "progressistes" (appellation de gauche), il appelle maintenant au regroupement des "patriotes" (appellation récupérée chez Marine LE PEN) : Toujours le "ni droite ni gauche" si chère à François BAYROU et à ses amis centristes.
Au prétexte de remercier ses militants, il célèbre (au milieu de tout ce que la rive gauche compte de "people")  ses 23 % de voix comme s'il s'agissait  déjà d'une victoire, semblant oublier les dégâts qu’avaient causé à l'image de Nicolas SARKOZY en 2004 son expédition au FOUQUET'S .
Ce n'est pas en gommant les différences ou en faisant disparaître les oppositions qu'on peut donner à notre pays les armes dont il a besoin pour retrouver son espoir et son avenir.
Il faut lui proposer un destin et une espérance.