lundi 27 janvier 2020

EXERCER LE POUVOIR, C'EST CHOISIR... CHOISIR,.C'EST DÉCIDER

Ainsi , grâce à Cédric VILLANI et à son caractère, le mauvais feuilleton des élections municipales à Paris va peut-être prendre fin ! 
Le Président de la République s'est en effet retrouvé face à un homme qui  a osé lui tenir tète. A l'évidence, il ne s'y attendait pas et le voila tout déconfit:
Fondateur (de fait) de La République En Marche, le Président de la République n'a jamais prêté la moindre attention à l’organisation et au fonctionnement d'une machine qui .est, pour lui ,dépourvue de tout intérêt, car ce genre d'organisme ( issu de " l'ancien monde" ) ne peut qu'entraver ses fulgurances.
Parmi celles-ci Il y avait le choix de Benjamin GRIVEAUX comme candidat  à la mairie de Paris:( non pour ses compétences, son charisme ou son talent pas toujours décelables) mais pour sa fidélité supposée .
Il est donc pour lui incompréhensible que ce choix puisse être discuté: (A l’extérieur passe encore puisque ce sont tous des adversaires (sic) mais dans ses rangs, c'est pour lui parfaitement stupéfiant) . Il ne comprend pas davantage pourquoi les parisiens s'interrogent sur les qualité personnelles de ce candidat et sur ses projets qu'il annonce d'ailleurs sans que personne n'en aie jamais entendu parler, comme lorsqu'il propose par exemple de faire disparaître la Gare de  l'Est pour implanter à sa place un parc de trente hectares en plein centre de la capitale
Car, pour les parisiens, comme pour tous les français, une municipalité ne doit pas être un jouet destiné à satisfaire les egos ou les envies de grandeur des candidats mais  est d’abord un outil pour régler les problèmes de chaque jour : la circulation, les écoles, la vie quotidienne, la sécurité etc...Une équipe municipale doit certes avoir aussi de l'ambition pour la commune ,y réfléchir, en discuter et proposer des projets"structurants"( comme on dit aujourd'hui) pour préparer son évolution et son avenir, mais l’essentiel n'est pas là : Il faut d'abord gérer le quotidien
C'est ce que le Président de la République a du mal à comprendre ,coupé qu'il est des réalités de la vie quotidienne.
Qu'on ne s'y trompe pas ;Toutes les difficultés qu'il rencontre pour gouverner aujourd'hui trouvent là leurs racines.
En est-il vraiment conscient ? Qui le sait ?








dimanche 26 janvier 2020

JEUX DANGEREUX

Après des mois et des mois de débats, de controverses et de discussions, et souvent  même de violences, le gouvernement vient d'adopter les projets de loi destinés à remplacer l'actuel régime des retraites par un système dit par points dont il est clair, à lire ou à entendre les débats qu'il provoque, que tout le monde n'en a pas encore compris ni le fonctionnement ni les conséquences
C'est d'abord le Conseil d'Etat (obligatoirement consulté ) qui déplore que le dépôt tardif des projets interdise au Conseil de "mener sa mission avec la sérénité et les délais de réflexion nécessaires pour garantir au mieux la sécurité juridique de cet examen". 
Quand le Conseil d'Etat regrette "le recours à 29 ordonnances ce qui fait perdre la visibilité d'ensemble nécessaire à l’appréciation des conséquences de la réforme et ,partant, de sa conformité à la Constitution et aux conventions internationales" , on ne voit guère critique plus sévère du projet .
Plus de deux ans de débats et de réflexion pour en arriver là !: Que dire d'autre ?
De même ,le gouvernement ,pour apaiser les craintes que ce projet avaient fait naître dans l'opinion avait annoncé il y a quelques semaines la mise en place de simulateurs pour permettre aux assurés de vérifier leur future retraite: Or aujourd'hui il semble ne plus en être question: Madame PENICAUD la ministre du Travail le reconnait qui affirme"qu'on ne peut pas faire un simulateur tant que le système n'est pas stabilisé".  Que n'y avait-elle pas pensé plus tôt !
C'est dire que le débat risque de se poursuivre un long moment ( on nous parle déjà maintenant de la tenue de la conférence sur le financement des retraites prévue à la fin du mois de janvier).
Comment imaginer d'ailleurs qu'un débat qui engage pour l'avenir des dépenses qui se chiffrent en milliards d'euros puisse se tenir sans que le sujet du financement soit au moins évoqué, sinon réglé ?
Et pourtant,le gouvernement semble déterminé à raccourcir au maximum le débat public voire même  la discussion parlementaire dans l'espoir semble-t-il de calmer le jeu. 
N'y a-t-il pas là un jeu dangereux?
La radicalité des  organisations  syndicales même les moins virulentes semble en effet malheureusement s’accroître  jour:après jour. Le gouvernement de son coté affiche une fermeté qui, si elle semble satisfaire une partie de l'opinion, est sans grande portée chez les plus déterminés des opposants à la réforme. 
Qui ne voit le danger d'un tel affrontement ?
Si les membres du gouvernement ne semblent pas totalement mobilisés ( C'est un euphémisme !) pour défendre un projet dont on nous dit pourtant par ailleurs qu'il constitue une avancée majeure, beaucoup s'interrogent sur le silence persistant du Président de la République sur le sujet:
Commence-t-il à s'interroger sur sa faisabilité et sur ses conséquences politiques ou s’apprête-t-il à de nouvelles initiatives ?
Comment ne pas s'en inquiéter ?











dimanche 12 janvier 2020

LES FEUILLETONISTES SONT DE RETOUR

Au dix-neuvième siècle existait une activité aujourd'hui disparue celle de feuilletoniste : Il s'agissait de journalistes ou d’écrivains qui, chaque jour, s’engageaient à livrer à leur journal (moyennant une rétribution presque symbolique puisqu'ils étaient payés à la ligne ) un nouvel épisode d'une histoire sans fin : Eugène SUE fut un des plus célèbres, puisque après avoir publié " Les Mystères de Paris" entre 1842 et 1843 , il écrivit  l'année suivante  "Le Juif  Errant" paru dans les mêmes conditions.
Depuis cette période, on pouvait croire cette activité complètement disparue :  L'actualité nous démontre le contraire : Aujourd'hui, il ne s'agit plus d'écrivains plus ou moins doués  ou connus, mais tout simplement des membres du gouvernement qui, inlassablement, nous livrent presque quotidiennement des épisodes de ce qu'on appelle la réforme des retraites. 
Car il s'agit bien d'un feuilleton, puisqu'on nous en annonce, jour après jour, le prochain épisode:  De la clause du grand père (sic) à l'age-pivot,  on assiste à un défilé d'experts (ou supposés tels) qui ,de plateaux de télévision en plateaux de télévision, nous  expliquent gravement  pourquoi on ne fait pas ce qu'on avait dit , et dans le même temps,nous annoncent ce qui va se passer le lendemain, faute d’être en mesure de nous parler du seul sujet qui intéresse les français :De quoi sera fait l’avenir de celles et de ceux qui,malgré les difficultés, continuent à travailler? Aujourd'hui beaucoup de ces derniers en sont même à se demander s'ils recevront une retraite.
Ainsi des mois de consultations et de "grands débats" n'ont pas réussi à convaincre les français que ce qu'ils croyaient inscrit dans le marbre n'était en réalité qu'hypothèses de travail pour des apprentis réformateurs qui , au nom d'une supposée égalité, ont , depuis  le début, choisi de faire disparaître un système qui n'était pas sans défaut (et qui méritait donc d’être réformé) pour le remplacer par un régime à points ,parait-il universel mais que personne ne comprend et dont ils n'ont calculé ni le coût ni les conséquences humaines
On pensait aussi que des semaines de réflexions , de discussions ,de conseils interministériels, de débats avaient permis à chacun d'avancer vers une conclusion rapide ( comme l'a demandé le Président de la République)
On voit qu'il n’en est rien puisqu'on nous annonce de nouvelles décisions pour la fin du mois d'avril  En attendant , l'économie souffre, les entrepreneurs s'inquiètent, les citoyens s'interrogent et la France se désespère :Comment d'étonner alors  du mauvais moral des français ? 
Le Président de la République s'interroge-t-il sur ce sujet ?
















vendredi 27 décembre 2019

EN AVANT MARCHE !!..... A RECULONS !!!

Quand la grève va-t-elle  se terminer ? Telle est en cette fin d'année la question que se posent les français.
Que la Ministre des Transports parte en vacances au Maroc, ou que le Président de la République séjourne à Brégançon, après s’être cru obligé d'annoncer solennellement qu'il renonçait d'ores et déjà à sa future pension de retraite (et  en engageant au passage ses successeurs à en faire autant ! ), tout cela n'aurait guère d’importance si les français avaient le sentiment d’être compris:
Or, visiblement, ce n'est pas le cas pour beaucoup d'entre eux:
Quand le corps de  ballet de l'Opéra  se sent obligé de se produire sur le parvis de son théâtre pour rappeler  qu'il  serait peut-être utile de s'interroger sur le bien-fondé d'une décision qui, au nom une égalité formelle, aligne sur le régime général l'age de départ à la retraite des danseurs et danseuses (comme si il s'agissait de "travailleurs ordinaires" ) . Comment ne pas voir dans ce genre de décision  le symbole éclatant du traitement technocratique d'un sujet qui concerne pourtant  chaque individu dans sa personnalité.
Après les militaires et les policiers,  dont le gouvernement s'aperçoit qu'ils lui sont de plus en plus nécessaires dans une société qui va mal, après les enseignants, qui sont le gage de notre capacité à affronter l'avenir,  après les personnels des hôpitaux, plus nécessaires que jamais dans une société qui vieillit,  on inventera naturellement de nouvelles exceptions pour que , après les pilotes de ligne, les marins-pêcheurs et après tous celle et tous ceux ceux qui exercent des professions pénibles, on finisse par comprendre enfin qu'il y a, en France comme ailleurs, des activités  diverses et variées qui ne se ressemblent pas et qui, par définition justifient un traitement particulier .
Le  gouvernement s'en rend compte qui, peu à peu, revient  plus ou moins discrètement sur ses décisions , tantôt  en catimini , tantôt en catastrophe !
Ainsi (comme cela est chaque jour plus évident ) on aura fini par remplacer les régimes spéciaux, dont on a pourtant bruyamment annoncé la disparition, par  d'innombrables régimes particuliers qui leur ressemblent  de plus en plus, mais dont on n'a même pas encore calculé le coût.
Que de temps perdu, que d'énergie gaspillée pour satisfaire les théories fumeuses de techniciens en chambre qui, au nom d'une égalité qui n'existe pas, sont décidés à appliquer à tout le monde des règles issues de leurs réflexions personnelles souvent bien éloignées des réalités de la vie quotidienne .
Il n'est pourtant pas besoin d'armées d'experts pour le savoir : La société française est diverse et multiple Il suffit  simplement de la connaitre un peu ,(et peut-être aussi  d'y  vivre comme tout un chacun) pour le comprendre.
Gouverner, c'est certes décider, mais c'est aussi d'abord connaitre, et surtout comprendre !









samedi 14 décembre 2019

"L'INSOUTENABLE LÉGÈRETÉ"....

Ainsi le gouvernement a tranché : C 'est du moins ce qu'il a voulu nous faire croire.
Qu'en est-il en réalité ? Les régimes spéciaux dont on nous dit depuis des semaines qu'ils sont contraires à l'égalité (nouveau mantra du pouvoir !) et qui devaient donc disparaître vont en réalité survivre :
A la RATP, d'ores et déjà , le régime est maintenu jusqu'à 2037 (Les trois quarts des conducteurs en activité continueront ainsi à bénéficier du statut actuel) .
Il s'agirait ,nous dit-on,d'assurer une transition progressive et sans brutalité (sic).
Il risque d'en être  de même à la SNCF où les conditions de travail sont quasiment les mêmes.
On avait déjà du mal à comprendre la  réforme des retraites telle qu'elle avait été présentée. Aujourd'hui , nul n'y comprend plus rien : Selon sa date de naissance ,les conditions de la retraite seront différentes : La célèbre clause du grand-père est désormais remplacée par la clause du grand frère !!
Pour éviter cette incompréhension, le gouvernement aurait pu mettre en place des simulateurs susceptibles de rassurer les plus inquiets. Pour des raisons mystérieuses, il rechigne à le faire. Nul ne comprend les raisons de cette extrême discrétion.
La réforme avait comme objectif proclamé de supprimer les régimes spéciaux au nom  d'une égalité revendiquée .Or voila que, dès avant sa présentation officielle, une première exception (d'ailleurs légitime!) est annoncée: Les policiers, gendarmes, pompiers, personnels pénitentiaires continueront à pouvoir prendre leur retraite plus tôt et donc à bénéficier d'un régime à part.
Chacun l'a compris ! Les subtilités du langage font qu'officiellement  les régimes spéciaux n'existent plus; ils sont simplement devenus des régimes particuliers comme cela était prévisible !! (Voir "RELIRE BOILEAU").
Emmanuel MACRON (c'est bien connu) est un amoureux du langage et de ses subtilités ! On le voit en cette occurrence.
Mais rassurons-nous (ou plutôt  inquiétons-nous !): Tout n'est pas fini: Voila maintenant que le gouvernement s'aperçoit subitement  que les enseignants seront parmi les perdants de cette réforme : Après tant de mois de réunions, de réflexions  et de rapports , comment a-t-on pu en arriver là ? 
On pourrait parler d’amateurisme, faute de mieux.
Devant ce "contre temps" ,le gouvernement s'interroge sur les moyens à mettre en oeuvre pour "réparer les dégâts":Il improvise en catastrophe une réunion à Nancy : Une seule solution, semble-t-il, lui vient à l'esprit: Augmenter les traitements des enseignants :Mais il n'ose guère en faire connaitre le coût, nécessairement astronomique :(500 Millions ne permettrait d'augmenter leur traitement mensuel que de 56 euros  !!!).On parle déjà aujourd'hui de 10 milliards en dix ans !
Le moins qu'on puisse dire est que cette réforme des retraites (qui devait marquer le quinquennat d'Emmanuel MACRON)  pose plus de problèmes qu'elle n'en résout.
Elle a , en outre, comme  résultat de créer un grand trouble dans notre pays.
N'aurait-on pu l’éviter ?










vendredi 6 décembre 2019

RELIRE BOILEAU !!

Le 5 Décembre est passé et nul ne sait encore ce que sera la réforme des retraites. Le gouvernement continue de refuser, avec une obstination digne d'un meilleur sort, d'en dévoiler non seulement les grandes lignes, mais surtout les conséquences.
Il attendait ,nous disait-on ,les résultats des manifestations du 5 Décembre pour en dire un peu plus; Comme le dit, avec un sens aigu de la litote, le Ministre de l'Education Jean Michel BLANQUER :"On ne peut pas nier que c'est une assez forte mobilisation".
Car il ne suffit pas d'organiser un dimanche déguisé à l’hôtel Matignon (Le premier Ministre sans cravate, quelques membres du gouvernement en jeans, les autres en tenue de campagne (sic) ) pour que les doutes soient levés: Même les ministres  compétents semblent ignorer les tenants et les aboutissants de cette réforme.
En vérité, nul ne comprend les véritables objectifs du Président de la République !
En continuant à garder le silence sur son projet, le gouvernement prend le risque d'aggraver les choses :
Si son projet était sinon simple, du moins clair, pourquoi en retarder chaque jour la divulgation ? 
Et si la vérité était  plus banale ?: Jour après jour en effet, le pouvoir est obligé de l'admettre:  son projet est incompréhensible et surtout il est inapplicable : Boileau disait jadis : "Ce qui se conçoit bien  s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément " : Il est évident que, du Président de la République à la porte parole du gouvernement, en passant par tous les ministres qui sont priés d'expliquer les vertus de ce système baptisé universel ,dont on nous dit qu'il est plus juste et plus égalitaire (sic) , et  qui aurait   donc toutes les vertus (sauf celle d’être compris et donc acceptable), aucun n'est capable d'expliquer pourquoi ce système, inventé en Suède ( et donc nécessairement admirable sur le plan social !! ), peut avoir comme résultat que 225 000 suédois retraités y vivent sous le seuil de pauvreté et pourquoi ,les mêmes causes produisant les mêmes effets, ce système, parce qu'il serait présenté par Emmanuel MACRON  donnerait en France des résultats acceptables.
Encore une fois, aujourd'hui presque tout le monde s'accorde à admettre qu'une réforme du régime des retraites s'impose, dés lors que la durée de vie des français augmente, que le nombre d'actifs décroit et que le nombre de retraités s’accroît.
Que beaucoup essaient de retarder le moment où le recul de l'age de la retraite s'imposera aux responsables politiques est parfaitement légitime , alors que l'égalité formelle prônée par le gouvernement se révèle totalement irréaliste, ( tous les métiers étant par nature différents), et qu'il sera nécessaire d'apporter à la règle formelle d'égalité universelle des exceptions qui rappelleront peut être les régimes spéciaux ( Le Ministre de l'Intérieur vient de le faire pour les policiers, le Ministre de l'Education pour les enseignants  aussi).
Que cesse l'hypocrisie : Assez d'usines à gaz !! Le gouvernement doit faire preuve de courage: Un débat ne serait pas inutile, dès lors qu'il aurait pour objectif de déterminer les professions susceptibles d’être considérées comme étant en mesure de faire  l'objet d'un traitement particulier:
On passerait ainsi des régimes spéciaux aux régimes particuliers !!! 
Ne serait ce pas plus raisonnable que de vouloir avoir raison contre tout le monde ! 







vendredi 22 novembre 2019

LE COURAGE DE LA VÉRITÉ

Le 5 Décembre approche : C'est la date annoncée d'un mouvement social qui risque d'être largement  suivi , car il ne se limite pas aux spécialistes traditionnels de la revendication, puisque vont s'y  retrouver ensemble, et les retraités traditionnels et les ressortissants des régimes spéciaux, les  agents de la fonction publique comme les  professions libérales qui ,tous, ont  un point commun :Ils ne veulent pas du  projet  de réforme des retraites que leur  propose le gouvernement.
Certes leurs motivations sont différentes , mais le plus frappant est que le principe d'égalité, sans cesse mis en avant par le gouvernement pour justifier cette réforme, ne séduit quasiment personne.
Le pouvoir peut inlassablement le  proclamer : Nul n'y croit.
Raison essentielle de ce scepticisme  : La plupart des intéressés ne comprennent rien au  système dont on leur parle, sinon qu'il risque de leur être défavorable.
Le gouvernement le reconnait  d'ailleurs , et il l'annonce lui-même : Tous les régimes spéciaux disparaîtront ; il en serait de même des  caisses autonomes dont il ne veut pas.
Il peut répéter inlassablement qu' un euro  payé donnera un euro perçu :Nul ne comprend par quel mystère ce système pourra fonctionner sans que les futurs retraités y soient de leur poche.
L’expérience suédoise à laquelle le gouvernement se réfère volontiers est à cet égard révélateur  :Le système par points y a été mis en oeuvre depuis des années: Le résultat est sans appel : Le nombre de retraités vivant en dessous du seuil de pauvreté en Suède s'élève aujourd'hui à 250 000, soit 15 % du nombre de retraités.
Comment dans ces conditions s'étonner du rejet des propositions du gouvernement ?
Tout le monde ( sauf, semble-t-il le gouvernement ! ) sait depuis toujours que toutes les professions ne se ressemblent pas et qu'elles  sont diverses : Si des régimes spéciaux ont été créés, ce n'était certainement pas pour faire plaisir aux bénéficiaires,  c'était aussi et surtout pour attirer vers des activités parfois peu séduisantes ou pénibles des candidats qui n'y venaient pas spontanément .Et, selon une tradition française immémoriale , les pouvoirs publics, n'étant pas toujours immédiatement en mesure de proposer des conditions de travail ou de rémunération satisfaisantes, se résolvaient à hypothéquer l'avenir en inventant des systèmes qui avaient , sur le moment, le mérite  de ne pas obérer les finances publiques mais qui avaient comme contrepartie la nécessité d'accorder à terme des conditions susceptibles de séduire d'éventuels candidats, d'où ces régimes spéciaux ou ces caisses autonomes. 
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, comment  demain attirer des candidats vers des professions pénibles ou simplement peu valorisantes sans leur accorder des avantages spécifiques ?
Avant d’entraîner la société française ( dont on peut dire aujourd'hui qu'elle n'est guère apaisée) dans une guerre de tranchées qui ne peut que nuire à la paix sociale, ne faudrait-il pas au Président de la République simplement un peu de courage :Celui de reconnaître que l'allongement de la durée de la vie est, heureusement, un phénomène inéluctable, et qu'il est temps d'en tirer la  conclusion logique:
Il faut cesser d'inventer des systèmes incompréhensibles et retrouver la simplicité et la logique de la vie.
Il faut tout simplement reculer  l'age de la retraite.
Les français y sont prêts dès lors qu'ils constateront que le gouvernement n'oublie pas celles et ceux qui ont besoin que soient reconnus leurs situations personnelles et qu’il prenne en  compte  la pénibilité comme  la spécificité de certaines professions.
C'est au Président de la République ,et à lui seul, qu'il appartient de démontrer qu'il a ce courage.Ce faisant, il aura rendu à la France et aux français un service dont ils devront lui être reconnaissant .