jeudi 13 septembre 2012

TVA ou CSG un choix politique

Lorsque le gouvernement de François FILLON  a fait voter au début de l'année l’instauration, à compter du mois d'octobre, d'une TVA destinée à lutter contre la délocalisation, le parti socialiste s'y est opposé avec ardeur, voire même avec violence, invoquant le poids que représenterait  pour les citoyens la charge de cette TVA.
Pour compléter le tableau, il proclamait alors avec vigueur son opposition à toute augmentation de la CSG.
Aussi, dès la mise en place du nouveau pouvoir, le gouvernement fit aussitôt voter l'abrogation de cette TVA anti-délocalisation, sans bien entendu parler de son possible remplacement par une augmentation de la CSG.
Aujourd'hui, changement de programme: La création de la TVA anti-délocalisation disparue, l’augmentation de la CSG arrive.
Cela signifie une ponction directe sur tous les contribuables, modestes ou pas, actifs ou retraités ( à l'exclusion  naturellement  des fraudeurs de tous poils, français ou étrangers).
Ce choix est malheureusement sans conséquence sur la compétitivité des entreprises.
Au contraire, la TVA taxe tous les produits qu'ils soient fabriqués en France ou à l'étranger. Ainsi, les dumpings sociaux ou environnementaux peuvent être, au moins en partie, compensés. 
Avec la CSG, il n'en est rien.
Certes, la TVA  est à la charge du consommateur, mais son poids n'est pas le même pour tous, puisque le système prévoit des taux différents selon les produits, ce qui allège son poids  pour les consommateurs modestes.
En vérité, le gouvernement s'est trouvé pris au piège de ses promesses inconsidérées et surtout de son obsession anti-sarkozyste  : Plutôt que de conserver une mesure utile à la lutte contre les délocalisations, il a préféré persévérer dans l'erreur.
Les entreprises et leurs salariés risquent d'en payer le prix.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

votre avis m'intéresse...