mercredi 13 février 2013

HOLLANDE ISOLE EN EUROPE

Lors de l'examen du projet de budget de l’Europe pour les sept années qui s'ouvrent, la France s'est retrouvée seule : François HOLLANDE avait expliqué à la veille de ce sommet qu'il ferait tout pour éviter un échec.
Il a tout fait, mais tout seul. Personne ne l'a suivi, encore moins soutenu.
Résultat : Un budget adopté en baisse, alors qu'il avait affirmé qu'il le maintiendrait; les crédits pour la PAC diminués, alors qu'il avait promis de les préserver, les crédits pour les pauvres amputés, les crédits pour l'innovation et la recherche sacrifiés; quant à la hausse des crédits pour la croissance, elle a tout simplement disparu.
François HOLLANDE s'est aussitôt lancé dans de laborieuses explications pour tenter de démontrer que tout s'était passé comme prévu et que les diminutions de crédits des politiques auxquelles la France était légitimement attachée n'étaient que symboliques.
Mais les chiffres étaient là et ils étaient éloquents: Alors, 2 jours après, sur toutes les antennes  de radio, sur tous les plateaux de télévision et dans tous les journaux, on a envoyé le ministre des affaires européennes affirmer qu'en réalité le budget européen n'était nullement en baisse car une partie des crédits précédemment votés n'avait pas été consommée, et que de ce fait, il y aurait plus d'argent à dépenser  
Qui peut croire que le budget de l'Europe n'était jusqu'alors qu'un budget d'apparence?
L'Allemagne d'Angela MERKEL et la Grande Bretagne de David CAMERON se seraient   donc battues pour obtenir que le budget diminué  en apparence soit en réalité augmenté  !!!  Qui peut croire  une telle fable ? 
La vérité est malheureusement plus simple: François HOLLANDE s'est retrouvé isolé : Nos partenaires ont préféré la logique d'Angela MERKEL et de David CAMERON qui proposent des efforts d'économie à celle de François HOLLANDE qui augmente les dépenses et les charges et qui, de ce fait, compromet les chances d'une économie française qui ne  pourra atteindre aucun des objectifs annoncés, ni en matière de déficit budgétaire, ni en matière de croissance, ni donc en matière de compétitivité.

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