lundi 27 mai 2013

ENERGIE : DANGER POUR L'EUROPE


L'exploitation des gaz de schiste (que la Commission de Bruxelles appelle pudiquement "sources d'énergies indigènes") pose des problèmes environnementaux qui ont amené un certain nombre de pays européens (dont la France) à l' interdire .
Or, dans le même temps, les États-Unis se sont lancés avec détermination dans cette exploitation au point qu'aujourd'hui, ils arrivent à être auto-suffisants en matière énergétique. Conséquence : Ils ont moins besoin de pétrole et le prix du charbon qu'ils  exportent vers l'Europe baisse de façon tellement importante qu'elle amène une relance de la production européenne de gaz issu du charbon, au détriment naturellement de la sobriété énergétique et de l'environnement.
Pourquoi alors consacrer d'énormes crédits aux énergies dites renouvelables si, dans le même temps, l'utilisation intensive du charbon en Europe remet en cause la qualité de l'atmosphère?
Cela est d'autant plus évident que l'intermittence du solaire et de l'éolien rendent indispensable l'installation simultanée de centrales thermiques (au gaz ou au charbon) dont l'exploitation se révèle malheureusement coûteuse: C'est ainsi que la centrale mixte de Fos-sur- Mer a du suspendre son activité en raison de sa rentabilité insuffisante.
Or,  l'Europe n'a pas de politique de l'énergie et agit en ordre dispersé: L'Allemagne renonce au nucléaire, alors que la Grande-Bretagne et la France font le pari inverse. La France (actuellement) refuse les gaz de schiste alors que la Pologne souhaite les exploiter. 
Qu'en sera-t-il demain ?: Sortir du nucléaire et en même temps  réduire de moitié la consommation d'énergie exigerait un investissement annuel de 62 à 69 milliards d'euros. Maintenir la consommation d'énergie et maintenir le nucléaire nécessiterait cependant un investissement annuel de 49 à 57 milliards d'euros. Enfin maintenir le nucléaire et diminuer la consommation d'énergie de 17 % limiterait l'effort d'investissement à 48 à 51 milliards d'euros.
Il est donc parfaitement clair que l'intérêt national exige le maintien de la priorité à l'énergie nucléaire que tous les gouvernements depuis un demi-siècle ont choisie.
Seuls les Verts s'en offusqueront. Est-ce important?


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