vendredi 31 mai 2013

L''EUROPE, NOS DEFICITS... ET LES TAXIS

La Commission de Bruxelles vient d'adresser au gouvernement français ce qu'on peut appeler sans exagération ses instructions pour atteindre les objectifs de réduction des déficits prévus pour notre pays.
Mais la Commission  ne se contente pas de rappeler à la France ses engagements ( ce qui est dans ses compétences). Elle va plus loin:
Que demande-t-elle à la France? 
D'abord qu'elle réforme son système de retraites, en insistant aussi bien sur les régimes spéciaux , la durée des cotisations que sur l'âge de départ à la retraite " en évitant,ajoute -t-elle, d'augmenter les contributions des employeurs aux régimes des retraites" .
Ensuite qu'elle modifie le système d'assurance-chômage "pour assurer qu'elle rende attractif le retour au travail" .
De même, et malgré le récent accord sur la sécurisation de l'emploi, un nouvel examen des règles du contrat de travail est réclamé.
Enfin,la commission demande même la modification du régime des professions réglementées comme celles de notaires, de pharmaciens ou de taxis, sans qu'on  voit en quoi ces mesures seraient de nature à diminuer le niveau de nos déficits.
Ce qui est certain , en revanche, c'est  que la Commission se croit autorisée à une ingérence inacceptable dans les affaires de la France.
François HOLLANDE a donc  raison de ne pas l'accepter.
Mais force est bien de constater qu'en tenant, il y a peu de jours, un discours quelque peu aventureux sur la nécessité d'une politique européenne de l'économie qui supposerait un gouvernement économique de la zone euro ( dont ne veulent d'ailleurs pas les allemands) , il a  un  peu cherché ce qui lui arrive.
Le problème de François Hollande est bien là : il disserte sur ce qu'il faudrait faire, mais il ne le fait pas : L'exemple le plus frappant est celui des économies et de la baisse des dépenses souvent annoncées, mais restées jusqu'à présent lettres mortes.
Il semble penser que parler, c'est agir : C'est peut-être vrai quand on occupe un poste de responsabilité à la tête d'un parti politique.
Ce ne l'est sûrement pas quand on est  Président de la République  dont la première qualité doit être le courage :       
                                             Le courage de dire, le courage d'agir.

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