vendredi 2 août 2013

VINGT SEPT POUR CENT

27 % Tel est le pourcentage de jeunes diplômés qui, en 2013, souhaitent quitter la France pour aller s'installer à l'étranger.
En 2012,  ils étaient 15 % .
D'où vient une telle augmentation ? : A l'évidence, il ne s'agit pas d'exilés fiscaux comme trop souvent le gouvernement se laisse facilement aller à qualifier les 1.600.000 français qui vivent à l'étranger. 
Pour la plupart d'entre eux, ce sont simplement des jeunes que rebute un système bloqué qu'ils comparent à ce qui se passe dans tant d'autres pays où le dynamisme est encouragé et la réussite louée.
Ils ont en outre du mal à comprendre la stigmatisation dont sont  victimes dans notre pays ceux qui réussissent, qui sont critiqués pour ce qu'il gagnent, pour ce qu'ils font, pour ce qu'ils sont et même parfois pour leur  comportement .
Ils vivent d'autant plus mal ce climat que le gouvernement semble porter davantage d'attention à ceux qui travaillent le moins et qui souvent pensent à leur retraite avant même d'avoir commencé leur vie professionnelle.
Il est bel et bon de lutter contre le chômage, mais il serait peut-être plus important et surtout plus urgent de redynamiser l'économie c'est-à-dire de cesser d'écraser les entreprises de charges nouvelles et de renoncer à surcharger les citoyens d'impots supplémentaires.
Malheureusement, le gouvernement n'a pas choisi cette voie : Plutot que de privilègier les économies à faire, il préfére inventer de nouveaux gadgets : Après les emplois d'avenir, puis les contrats de génération , voici maintenant les emplois francs !
Une nouvelle invention de François HOLLANDE  pour lutter contre le chômage, le principe étant le suivant : Verser  5000 euros à toute entreprise qui conclurait un CDI avec un jeune chômeur résidant dans une zone urbaine sensible. Comme si le fait de payer une  entreprise pour qu'elle embauche un jeune en fonction de son domicile plutôt que de ses compétences était susceptible de faire reculer les chiffres du chômage !!
Comment les jeunes pourraient-ils ne pas être découragés devant ces initiatives qui ne sont que des apparences qui naturellement coutent fort cher et qui sont à l'inverse de ce qui se passe ailleurs.
Est-il possible d'espèrer que les devoirs de vacances que François HOLLANDE a prescrit à son gouvernement amèneront le Président de la République à écouter non seulement les entreprises mais surtout les français dont le bon sens s'exprime tous les jours, la majorité d'entre eux ayant compris depuis longtemps que la prospérité d'une nation ne reposait pas seulement sur l'importance de ses R.T.T.,mais d'abord sur le dynamisme de l'économie en général et donc de ses entreprises ?












Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

votre avis m'intéresse...