lundi 23 septembre 2013

L'ALLEMAGNE DE MERKEL ET LE MONDE

Angela MERKEL a gagné de façon spectaculaire les élections législatives allemandes . Nul n'en a été réellement surpris ( sauf peut-être les socialistes français !).
L'avenir reste cependant incertain :
Depuis des mois en effet, beaucoup de choses semblaient bloquées: En Europe notamment, beaucoup attendaient le résultat de ces élections : Qu'il s'agisse de la politique de l'énergie ou des réglementations bancaires, qu'il s'agisse des progrès de la construction européenne ou de la politique agricole commune, toutes les instances européennes se réfugiaient derrière ces élections pour reporter les décisions pourtant urgentes.
Que va-t-il se passer maintenant ?
Pour certains,  l'Allemagne s'apprête à diriger l'Europe.
Rien n'est moins sur. Au cours des dernières années, elle a toujours hésité à prendre des engagements à l'extérieur. Quand elle a accepté de le faire, cela a été plutôt symbolique et presque toujours sur l'insistance des États-Unis .Le résultat de cette attitude a souvent été une absence de l'Europe de la scène internationale: Lorsque celle-ci était présente, c'est à travers des états comme la France ou la Grande-Bretagne notamment, presque jamais de l'Europe en tant que telle.
Pour comprendre l'attitude allemande, il faut prendre en compte un élément  qui n'est pas nécessairement évident pour nous : En effet (et cela peut  surprendre)  l'Allemagne et notamment ses élites politiques et économiques n'a toujours pas tourné la page des années de l'hitlérisme et , à tort ou à raison, considère que le monde ne les a pas davantage oubliées: A cet égard, le déplacement en Grèce il y a quelques mois d'Angela MERKEL  qui avait été accueillie par une débauche de caricatures hitlériennes et de drapeaux à croix gammée a beaucoup impressionné l'Allemagne et les allemands et a confirmé la chancelière dans sa conviction que la prospérité et la puissance de son pays devait d'abord profiter à l'Allemagne et aux allemands et que rien ne serait plus dommageable pour  leur image que de s'engager ailleurs qu'en Europe: D'où son choix de concentrer ses efforts sur le développement de la puissance économique de l' Allemagne et d'utiliser ses résultats pour renforcer la place de l'Allemagne dans le monde, les questions politiques restant au second plan.
Une telle attitude pouvait être acceptable pour l'Europe tant que le moteur franco-allemand fonctionnait : Aujourd'hui, force est bien de constater que ce moteur est devenu bancal depuis que la France a vu son crédit, économique d'abord, politique ensuite, diminuer tant sur le continent que dans le monde : Le refus du gouvernement français d'entreprendre les réformes nécessaires pour retrouver sa place comme les derniers avatars de François HOLLANDE en Syrie n'ont malheureusement rien arrangé.
Si on veut que l'Europe joue à nouveau son rôle dans le monde, il est nécessaire et urgent que la France y retrouve sa place . Hélas, nous n'en sommes pas là.

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