mercredi 9 octobre 2013

BRIGNOLES FASCISTE ?

L'élection cantonale de Brignoles a provoqué dans les  milieux politiques une émotion que ne justifient ni les conditions du vote, ni l'importance de l'enjeu : 
En effet , et tout d'abord, les électeurs ont peu voté : Comment s'en étonner alors que, pour cette même élection, ils étaient appelés à se prononcer pour la 3ème fois.
Mais cette lassitude ne saurait suffire à expliquer le résultat: En effet, cette fois, le Front National arrive en tête de l'élection.
Certes, l'échec de la gauche, éliminée dès le premier tour, est cinglant, puisque  ce siège avait été détenu par un communiste.
Mais le résultat de l'opposition n'en est pas moins préoccupant , comme si les électeurs désireux de manifester leurs sentiments avaient préféré les faire connaître avec vigueur en choisissant d'aller au bout de leur mauvaise humeur.
Chacun doit s'interroger sur le sens de leur attitude:
Tout d'abord comment l'expliquer?: Nombreux sont ceux qui, dans l'angoisse de leur destin personnel , dans l'inquiétude du devenir de leur pays ou dans la préoccupation de l'évolution de la société dans laquelle ils vivent en arrivent à la conclusion que rien de ce qui leur est aujourd'hui proposé ne répond à leurs attentes.
Or,le parti socialiste, actuellement au pouvoir,  tire de cet état de fait des conclusions pour le moins surprenantes : Croire qu'une tournée nationale anti-FN de Manuel VALS (quelle que soit sa popularité) aura un quelconque effet est une illusion qui risque de se dissiper avec fracas. 
De même,imaginer que des déclarations du genre de celle du porte parole du groupe socialiste à l'Assemblée qui n'hésite pas à affirmer :" Le FN est-il ou non un parti d'extrême droite ?  Non seulement c'est un parti d'extrême droite, c'est même plus que cela: C'est un parti national-fasciste" puisse être de nature à  convaincre les français inquiets de renoncer à leur choix est une méconnaissance totale de leurs sentiments:  Ils risquent de se sentir  injuriés alors qu'ils attendent d'abord d'être écoutés.
Il faut  tout au contraire s'interroger sur leurs attentes et  sur ce qui peu à peu devient leur désespoir.
Si l'opposition veut remplir sa fonction, c'est à cela qu'elle doit se consacrer, faute de quoi les réveils risquent d'être douloureux.






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