mercredi 29 janvier 2014

LA RECHERCHE EN PANNE

Pendant  que le gouvernement et la majorité se passionnent pour des sujets aussi essentiels, selon eux, que la théorie du genre à enseigner à l'école ou l'organisation d'un référendum (en 2020. au plus tôt) sur une éventuelle adhésion de la Turquie à l'Union Européenne,  la situation économique de  la France continue à se détériorer.
Alors que des progrès se manifestent dans tous les pays industrialisés, y compris en Grande-Bretagne et naturellement en Allemagne, la France reste à la traîne.
Certes, les causes en sont nombreuses, et seuls le Président de la République et son gouvernement ne semblent pas les connaitre, mais parmi celles-ci une des plus préoccupantes est le recul enregistré en matière de recherche et développement
En effet, pour la première fois depuis 2009, il y a eu en 2013 dans le domaine de la recherche (autant dans le secteur public que dans le secteur privé)  plus d'emplois  supprimés que d'emplois créés. De façon paradoxale, le recul est le plus important dans des secteurs que le gouvernement considère à juste titre comme prioritaires:   L'informatique et l'électronique (plus de 500 emplois nets supprimés ou l'industrie pharmaceutique (plus de 1000 emplois): Alcatel par exemple, qui a déposé 872 brevets en 2012, annonce la suppression de plus de 500 emplois.
Quand les entreprises sont, comme en France, accablées de charges et d’impôts, elles sont tout naturellement  amenées à couper dans toutes les dépenses, quelles qu'en soient la nature ou l'importance
Certes, la France investit dans la recherche 2,2% de son P.I.B.,mais les Etats-Unis y consacrent 2,7 % de leur P.I.B., l'Allemagne 2,9% ou le Japon 3,5%.
Si on ajoute que la recherche fondamentale absorbe en France 20% des budgets contre 13% aux Etats-Unis, 10 % en Chine et 5% seulement en Grande-Bretagne on comprend aisément pourquoi les investissements en Recherche et Développement en France génèrent aussi peu de résultats en terme de nouveaux produits ou de brevets et donc de croissance: Comme si,dans notre pays, les chercheurs et les scientifiques en général n'aimaient pas parler d'argent et de rentabilité. En quoi serait-il choquant de transformer des idées en produits ?  A cet égard, l'exemple du cœur artificiel récemment implanté sur un malade de 75 ans à l'hôpital Georges Pompidou n'a pas été suffisamment célébré . Il est pourtant la marque éclatante de la capacité de notre pays à inventer, à imaginer et aussi à réaliser.
On a, hélas, de plus en plus l'impression que le gouvernement ,devant les échecs répétés de sa politique, baisse les bras devant la tache à accomplir.
Comme aurait dit naguère un candidat à la Présidence de la République,  le changement c'est maintenant !











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