vendredi 31 janvier 2014

DES APPRENTIS....SORCIERS ?

L'opinion est morose: On a le sentiment que les mauvaises nouvelles se succèdent de façon ininterrompue.
Aujourd'hui on apprend que les investissements étrangers en France s'effondrent ( moins 77%) et s'élèvent à 5,7 milliards en 2013 contre 25,1 milliards de dollars en en 2012 , 24,2 milliards en 2009, 33,6 milliards en 2010 et 38,5 milliards en 2011.  
La nouvelle est d'autant plus préoccupante que, dans le même temps, ces investissements progressent en Allemagne  de 392%.  Même en Espagne où la situation économique est plus que précaire, le progrès est de 37 %.
Résultat: La France ne figure plus sur la liste des 20 premiers pays où investissent les entreprises étrangères.
Ces chiffres devraient amener les pouvoirs publics à réfléchir d’urgence et de façon sérieuse sur les raisons de cette situation: Comment ne pas voir que le fait d'avoir l’impôt sur les sociétés parmi les plus élevés du monde n'est pas de nature à inciter les entreprises étrangères à s'installer en France ?  De même, comment ne pas comprendre qu' un droit du travail d'une extrême complexité n'est pas davantage de nature à encourager les entreprises étrangères à créer une implantation dans notre pays ?
Une autre information tout aussi préoccupante pour l'avenir est le recul de l'apprentissage :
En 2013 le nombre de contrats d’apprentissage signés a été de 273.000 contre 297.000 en 2012 soit 26.000 de moins ( -8,1%): Le plus mauvais résultat depuis 2005.
De même les contrats de professionnalisation sont en baisse : 117.100 contre 125.200 en 2012 (-5,2%) également le plus mauvais résultat depuis 2005 ( En 2008 plus de 150.000 contrats et 140.000 en 2011).
Une double explication à cette évolution négative:
La première est de  caractère général : Le manque de visibilité pour les entreprises qui ont de plus en plus de mal à prévoir les évolutions législatives du droit du travail et du droit fiscal.
La seconde est de caractère conjoncturel: Pour des raisons politiques, le gouvernement  s'est efforcé de privilégier la création d'emplois aidés: Il a donc réduit les aides à l'embauche d'apprentis de 550 millions  d'euros,  risquant ainsi d’empêcher d'atteindre  le chiffre qui avait été prévu de 500.000 apprentis en 2017.
Quand notre pays admettra-t-il qu'il n'est pas seul au monde ,que la concurrence existe et qu'il ne suffit pas de se donner bonne conscience en évoquant sans cesse des projets de société qui n'intéressent que ceux qui en parlent et qui laissent indifférents sinon perplexes la plupart de ceux qui nous regardent 
Quand le pouvoir remettra-t-il les pieds sur terre?

























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