mardi 18 février 2014

LA POLITIQUE DES CHOCS: LES AUTO-TAMPONNEUSES AU POUVOIR ?

Le Président de la République, après avoir vanté le choc de simplification, puis le choc de compétitivité, après avoir inventé le pacte de responsabilité, fait aujourd'hui la promotion de ce qu'il appelle un choc d'attractivité; après quoi il couronne cette série  de chocs divers et variés par une invitation des dirigeants des grandes entreprises étrangères à participer à un week-end spécial à l'occasion duquel il leur annonce pèle-mêle la réduction du délai d'obtention des visas, la simplification des démarches douanières et sociales et la mise en place d'un bureau des investissements étrangers  en France destiné entre autres, si on a bien compris, à donner à ces entreprises  des garanties sur la fiscalité qui leur sera appliquée sans qu'on comprenne clairement comment un tel système pourra coexister avec les règles normales de la fiscalité qui concerneraient en définitive les autres entreprises.
Car il est toujours à craindre, avec l'actuel pouvoir, que, pour répondre à ces objectifs qui ne semblent pas tous briller par leur cohérence , ne soit mise en place une nouvelle usine à gaz qui irait naturellement à l'encontre du choc de simplification prôné depuis de longues semaines.
Car le véritable problème qui se pose à l'industrie en France et plus largement à notre économie (que les acteurs soient étrangers ou nationaux) est clair : Il se trouve dans le Code du Travail dont la complexité est de nature à décourager les investisseurs les plus dynamiques et  il concerne tout autant la frénésie fiscale qui habite la majorité actuelle ( on ne dira jamais assez le mal qu'aura fait à l'image de la France et singulièrement  de son économie  l'invention d'une imposition à 75 % qui, en définitive, ne concerne que très peu de contribuables mais qui a été considérée à travers le monde comme la marque d'une folie fiscale dont il fallait à tout prix se protéger ) .
Car  tout cela ne semble pas constituer pour le gouvernement et sa majorité une vraie priorité :Que le Cour des Comptes rappelle la nécessité et l'urgence de diminuer le train de vie de l'Etat et de s'attaquer aux dépenses publiques ,bien peu nombreux sont pourtant dans la majorité ou au gouvernement celles et ceux qui se mobilisent sur des sujets qui sont pourtant essentiels. 
Que faudra-t-il faire pour convaincre le pouvoir de changer ?            


































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