jeudi 13 mars 2014

IL EST ENCORE TEMPS DE SAUVER L'ECOLE !

"Chaque année, a pu écrire le Haut Conseil de l'Ecole, 4 écoliers sur 10, soit environ 300.000 élèves, sortent du CM2 avec de graves lacunes; près de 200.000 d'entre eux ont des acquis fragiles et insuffisants en lecture; écriture et calcul, plus de 100.000 n'ont pas la maîtrise des compétences de base dans ces domaines".
Pour être plus précis,19 % des jeunes français sont touchés par l'illettrisme, 31% des élèves de CM2 ne maîtrisent pas les maths, la géométrie ou les sciences ( quelques exemples parmi d'autres: 72% des élèves confondent la surface et le périmètre, 15% ne sont pas capables de trouver le carré de 3 et 85% ne savent pas comment calculer les 3/4 de 44).
Or, à son arrivée au Ministère de l'Education Nationale, Vincent PEILLON, en ignorant superbement les problèmes de fond, a commencé par privilégier l'augmentation des effectifs en annonçant le recrutement de 60000 enseignants au cours du quinquennat, puis s'est consacré au vote d'un texte dit de refondation de l'école (sic) et enfin a mis en place une réforme des rythmes scolaires qui a créé un immense désordre dans nos écoles.
Pendant ce temps, l'essentiel attend.
L'essentiel , c'est bien sur l'organisation de l'école ,mais ce sont aussi les conséquences des faiblesses scolaires sur l'emploi des jeunes:  Le taux de chômage des jeunes est aujourd'hui de plus en plus lié à la  possession de diplômes : En l'an 2000, 29,5% des jeunes sans diplômes étaient chômeurs,  Aujourd'hui ils sont 40,1% . En revanche, chez les jeunes ayant obtenu un diplôme supérieur, 17,6% étaient au chômage en l'an 2000, aujourd'hui, le chiffre est tombé à 13,7%.
Le pessimisme pourrait donc l'emporter si on en restait à une gestion doctrinaire de l'école: Dans le cas contraire, rien n'est perdu, dès lors que les décisions prises  reposent sur les réalités du terrain et non sur des présupposés idéologiques. Un seul exemple: Entre 1997 et 2011, on a pu relever une forte augmentation des acquis des élèves à l'entrée du CP (le taux de réussite est passé de 66% à 74% et la part des plus faibles est passé de 10% à 3%).
Il faut donc persévérer dans la voie du pragmatisme, encourager les établissements qui innovent, favoriser les expériences pédagogiques, rendre aux enseignants la place qu'ils méritent dans la société du XXIème siècle.
Tout cela ne peut se faire qu'à la condition que soient abandonnées toutes les considérations idéologiques ou doctrinaires qui caractérisent la politique menée par l'actuel ministre de l'Education Nationale.
A cet égard une bonne nouvelle vient d'intervenir : Vincent PEILLON a été désigné comme tète de liste socialiste aux élections européennes dans le Sud-Est.

Son élection au Parlement Européen aurait une vertu (du moins peut-on l’espérer !): Son départ du Ministère de l'Education Nationale. 
Qui ne s'en réjouirait ?




















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