mercredi 28 mai 2014

SÉISME BRUTAL OU CHOIX LOGIQUE ??

Les européens ont choisi: Tous n'ont pas suivi le même chemin, mais nombre d'entre eux, soit par une abstention plus que significative, soit par leurs votes, ont de façon claire affirmé, au moins leur scepticisme,sinon leur hostilité à la manière dont fonctionne l'Europe.
Ce vote met donc en cause la politique européenne telle qu'elle a été menée au cours des décennies.
Certes, l'Europe a apporté au continent la paix (encore qu'il y aurait beaucoup à dire sur ce concept : Que la France et Allemagne aient cessé de s'affronter est une chose, mais il ne faudrait pas oublier les conflits qui se sont produits encore récemment en Europe Centrale). 
Il est vrai, qu'en s'appuyant sur quelques principes de base comme la libre circulation des personnes et des biens , l'Europe s'est efforcée de construire un grand marché , mais on a vu peu à peu la vie des citoyens européens se compliquer chaque jour davantage sous l'impulsion d'une Commission qui, sans réelle légitimité politique, s'est arrogé le droit d'intervenir dans tous les actes de la vie quotidienne des citoyens européens, même les plus mineurs ( Ne vient-on pas d'apprendre qu'une directive européenne a décidé de limiter à 50 centimètres la hauteur des escabeaux utilisés par les mineurs pour cueillir les fruits dans les vergers ? : On croit rêver !! ).
La création d'une monnaie unique en 1992, grâce à l'adoption à une faible majorité du traité de Maastricht, comme la politique menée pour gérer cette monnaie par la Banque Centrale Européenne, ont handicapé les capacités de production et de développement, donc de l'emploi dans la plupart des états membres.
Si on ajoute à cela la frénésie réglementaire d'une administration eur
opéenne irresponsable,on comprend aisément la double signification de cette élection : Pour les uns, refus de se préoccuper du fonctionnement d'une Europe tellement éloignée des citoyens; pour les autres, plus déterminés, refus d'un système qui ne semble s'intéresser qu'à  lui-même en ignorant superbement les citoyens.
Certes, il existe encore, ici ou là, quelques euro-béats pour lesquels plus d'Europe serait la solution, mais il est clair que la majorité des citoyens européens est pour le moins euro-sceptique voire europhobe.
A toutes ces considérations générales s'ajoute pour la France un phénomène spécifique, celui du refus massif  et brutal de la politique menée par la majorité et désormais ,semble-t-il,du rejet de la personne même du Président de la République.
Il nous faudra y revenir !
















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