lundi 2 juin 2014

LE FRONT NATIONAL......ET APRES ??.... AU TRAVAIL!!!

Les résultats des élections européennes (assez prévisibles) ont provoqué un véritable choc non seulement en France, mais aussi en Europe.
A ce sujet, tout a été dit, tout et son contraire: Certes, le Front National est arrivé en tête: Mais cela justifie-t-il la mobilisation de tout ce que la France compte d' intellectuels engagés et d'artistes de service qui, au nom de la lutte contre le fascisme (sic), ont aussitôt organisé des manifestations de" jeunes et de démocrates" (resic) contre les résultats de ces élections, comme si la première règle en démocratie n'était pas d'abord de les respecter, même et peut-être surtout s'ils vous déplaisent.
Ne serait-il pas préférable que chacun accepte de regarder la réalité en face ?: 
Quand 69% des chômeurs s'abstiennent d'aller voter, que 43 % des ouvriers et 38% des employés choisissent le Front National, s'agit-il de fascistes à combattre; quand 30 % des moins de 35 ans votent pour le Front National, et que 30% % des bas-revenus  les imitent, n'y a-t-il pas d'autres explications que le fascisme ? ( 1 )
Et si, tout simplement , il s'était agi pour ces électeurs de manifester le rejet non seulement de l'Europe telle qu'elle fonctionne (ou plutôt ne fonctionne pas) mais aussi d'un pouvoir qui, après avoir tout promis, même l'impossible, donne à de plus en plus de nos compatriotes l'impression de les trahir. 
Certes, la majorité actuelle est la première victime de ce rejet, mais l'opposition nationale n'est pas exonérée de toute responsabilité, loin s'en faut.
Elle n'est pas considérée comme en mesure d'opposer aux bricolages consternants proposés par le pouvoir en place des perspectives suffisamment crédibles pour convaincre nos compatriotes (Il ne suffit pas de s’affirmer jour après jour à la tète de l'opposition pour que les français soient rassurés sur leur avenir).
D'autre part, ses querelles internes donnent d'elle l'image d'hommes et de femmes plus préoccupés par leur destin personnel que par l'avenir du pays. Quand s'ajoute à tout cela des comportements qui ne respectent pas le minimum de  morale dont une nation ou un Etat ont besoin pour être à la hauteur de leurs responsabilités, on peut comprendre la réaction  de beaucoup de nos concitoyens. 
L'urgence n'est donc pas d'agiter le pays au cri de "le fascisme ne passera pas" mais bien davantage de se mettre au travail pour proposer à la nation, après avoir dressé un diagnostic lucide de sa situation , un  projet global pour sauver le pays.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit : Il faut aujourd'hui sauver la France.

(1) A Lisieux les résultats sont spectaculaires: Dans le quartier de Hauteville où, par tradition, ce qu'il est convenu d'appeler la gauche est généralement en tête: Avec moins de 30 % de participation (plus de 70%% d'abstention) , elle arrive toutes tendances confondues (PS Verts FG) au score de 20,5% contre 31% au Front National et 33%  à l'opposition ( UMP UDI Debout la France).










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