mardi 1 juillet 2014

LA FRANCE AU TRAVAIL ?...MÊME A DEAUVILLE..?

En 2013 ,   la durée effective de travail des salariés à plein  temps dans les pays de l'Union Européenne,est très différente selon les états.
La France, malheureusement, se distingue puisque avec 1661 heures de travail par an , elle bat presque le record des pays qui travaillent le moins ( seule  la Finlande avec 1648 heures en fait moins) .
Tous les autres travaillent davantage : Les italiens 120 heures de plus, les luxembourgeois 150 heures de plus, les anglais 239 heures de plus et les grecs 349 heures de plus.
Quant aux salariés allemands, ils travaillent 1847 heures par an soit 5  semaines de  plus que les français  (de ce fait, les salariés français disposent ainsi par an de 6,6 semaines de congés payés et de RTT contre 3,9 semaines pour les salariés allemands ).
Faut-il s'étonner alors des problèmes de compétitivité que rencontre notre pays ? 
Mais les moyennes ne disent pas tout, car tous les français ne sont pas égaux devant cette durée du travail : Certains travaillent encore moins !I Il en est ainsi du personnel à temps complet des services non marchands (il s'agit des fonctionnaires ainsi que des salariés des cliniques et de l'enseignement privé) qui, lui, travaille 140 heures de moins par an soit 4 semaines.
En revanche, les non-salariés français sont en Europe parmi ceux qui travaillent le plus:Leur temps de travail culmine à 2372 heures par an soit 43 % de plus que les salariés à temps complet.
Ainsi nous trouvons-nous dans  une société à deux vitesses: Les uns travaillent avec acharnement, d'autres mettent une certaine distance entre le travail et leur personne.
Faut-il trouver une illustration de cette situation dans ce qui vient de se passer à Deauville ?:
Si on en croit en effet la directrice de l'hippodrome de Clairefontaine , neuf saisonniers ont décidé de ne pas venir travailler cette année pour des raisons qui peuvent surprendre: l'un avait trop mal aux pieds (sic), une autre qui postulait pour être hôtesse d'accueil croyait qu'il s'agissait de télétravail (re-sic).
Espérons qu'il ne s'agit que d'une exception deauvillaise.










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