mercredi 16 juillet 2014

SAUVER L'UMP OU CHANGER L'UMP?

Depuis des mois, l'UMP traverse une crise sérieuse.
Crise d'identité ou crise de fonctionnement ?
Lors de sa création, l'ambition de l'UMP était de rassembler le centre et la droite républicaine pour construire une majorité pour gouverner. Si, au pouvoir, les choses se sont passées à peu près normalement, les échecs de 2012 ont modifié la vie du mouvement.
On a vu alors apparaître un système qui avait pourtant beaucoup compliqué la vie du P.S. celui des tendances: La promotion de "la droite décomplexée", comme la création de "la droite forte", ont naturellement provoqué des tensions dans un mouvement qui avait à l'origine, une seule ambition : rassembler, au delà des clivages politiques traditionnels, toutes celles et tous ceux qui ne souhaitaient que le succès de la France.
Cette orientation nouvelle a mis en cause l'unité politique du mouvement : D'un coté, il y a toujours eu ceux pour qui l'essentiel est l'unité, de l'autre, ceux dont l'ambition est de se singulariser.
Or, pour maintenir l'unité, il est  nécessaire de faire preuve de modération et parfois même de faire des sacrifices:
Les mouvements gaullistes par exemple ont toujours considéré que des visions différentes sur l'Europe ne sauraient mettre en cause cette unité. Pas davantage, le tropisme américain de certains, dès lors que l'indépendance nationale restait une exigence fondamentale.
De même,dans le domaine de l'économie,il n'est pas absurde de voir cohabiter des hommes qui privilégient dans sa gestion le rôle des pouvoirs publics  et des partisans du libéralisme plus classique .
En vérité,le vrai clivage au sein de l'UMP est de caractère comportemental:
Pour les uns, l'autorité  et l'action  doivent prévaloir, pour les autres, le laisser faire et le compromis sont la priorité: Pour les premiers les hommes décident , pour les autres  les événements commandent.
Ainsi,contrairement à ce que les observateurs veulent voir, les divisions au sein de l'UMP ne sont pas réellement politiques, mais sont commandés le plus souvent par des comportements personnels
Cela étant dit,  l'évolution de la vie politique ne saurait être ignorée:
Pour certains, la  politique n'est plus une ambition collective, mais d'abord un moyen d'arriver.
Trop d'élus ou de candidats sont aujourd'hui  de simples professionnels de la politique qui n'ont jamais connu une vie professionnelle classique.
Comment s'étonner que leur comportement soit différent de ceux pour qui la vie publique est un épisode de leur vie, certes important, souvent même essentiel, mais cependant presque secondaire.
Nécessairement alors, et parce qu'il s'agit pour eux de leur vie quotidienne, les problèmes d'argent prennent dans leur existence une place démesurée et donc dangereuse.
Car la vérité est simple: Malgré tout ce qu'on peut dire ou faire, le rôle de l'argent dans la vie politique ne connait pas de véritables règles et ce, pour une simple raison: La réussite ne se mesure  qu'à l'aune  du succès électoral quel qu'en soit le prix.
Raison de plus pour que le choix des acteurs de la vie publique soit sans compromis et repose sur des convictions plus que sur des ambitions de carrière.
















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