vendredi 29 août 2014

UN POUVOIR...ET UN GOUVERNEMENT " HÉMIPLÉGIQUES"

Les fantaisies provocatrices d'Arnaud MONTEBOURG ont ouvert une crise politique qui a contraint François HOLLANDE, généralement peu friand de décisions claires, à accepter la démission du gouvernement de Manuel VALLS.
Dans la foulée, un nouveau gouvernement a été constitué qui, comme à l'habitude chez François HOLLANDE, réalise un subtil équilibre entre hier et demain, entre l'avenir et le passé: Nommer, dans un gouvernement dirigé par Manuel VALLS, Emmanuel MACRON, banquier venu de chez ROTHSCHILD d'un coté, Christiane TAUBIRA et Madame BELKACEM de l'autre, ne saurait être sans conséquences.
On assiste ainsi à une nouvelle illustration du jeu permanent d’équilibrisme cher à François HOLLANDE:
Devant les résultats économiques catastrophiques de sa politique depuis plus de deux ans avec une activité dont il est déjà prévu qu'elle sera cette année égale à zéro, un chômage qui ne cesse de s'aggraver, 300.000 logements au lieu des 500.000 annoncés, François HOLLANDE se contente d'écouter,sans le commenter, le discours de Manuel VALLS devant le MEDEF, nomme Emmanuel MACRON Ministre de l'Economie et reconnaît, sans le dire, le caractère nocif de la politique de Cécile DUFLOT en matière de construction. 
Voila pour le coup de barre à droite .
Mais François HOLLANDE veut rassurer sa gauche ultra et ses frondeurs : Alors il promeut Nadjat VALLAUD BELKACEM et maintient Christiane TAUBIRA .
Le premier acte de cette alchimie "hollandaise" a donc été le discours prononcé devant le MEDEF par Manuel VALLS , discours qui aurait pu surprendre chez tout autre premier ministre socialiste mais cette prise de position est aussitôt suivi par un premier"couac" provoqué par la proposition d'Emmanuel MACRON d'adapter les 35 heures, aussitôt rejetée par le gouvernement.
Demain, Madame TAUBIRA va militer à nouveau pour une indulgence renforcée dans la justice et Madame BELKACEM risque de relancer ses idées du genre à l'école.
On voit ainsi apparaître les premiers symptômes de l'hémiplégie du pouvoir ( l'hémiplégie est une paralysie affectant la moitié gauche ou droite du corps): Une politique de droite pour l'économie , une politique de gauche dans le domaine sociétal.
Chacun s'accorde pourtant à reconnaître que l'hémiplégie est une maladie grave qui enlève à celui qui en est atteint beaucoup de ses capacités.
Qui peut croire qu'un gouvernement pourrait être indemne de telles conséquences?







Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

votre avis m'intéresse...