lundi 13 octobre 2014

LE POULET SANS TETE

Depuis quelques semaines, le pouvoir semble pris de vertige: Le remplacement de Jean Marc AYRAULT par Manuel VALLS avait été présenté (et souvent espéré) comme le retour à davantage de cohérence gouvernementale. Dans un premier temps, l'autorité apparente de Manuel VALLS a pu laisser penser que l'objectif pouvait être atteint; mais les incidents de l'été qui se sont conclus par le départ du gouvernement d'Arnaud MONTEBOURG,de Benoit HAMON et d'Aurèlie FILIPETTI ont marqué la fin des illusions.
Aujourd'hui, le pouvoir ressemble à un poulet dont on aurait coupé la tète: Il court dans tous les sens.
Manuel VALLS annonce-t-il son intention de réfléchir à l’indemnisation du chômage; aussitôt :le Président de la République déclare que rien n'est urgent dans ce domaine. Malgré cette mise au point, Emmanuel MACRON le nouveau Ministre de l'Economie reprend l'idée ; immédiatement le Premier Secrétaire du Parti Socialiste essaie de mettre un terme à la querelle.
Rien n'y fait  :Le débat continue.
Le projet de budget  est publié: Rien n'y est conforme aux annonces attendues ou en tous cas espérées : La dette continue à augmenter, les dépenses ne sont toujours pas maîtrisées; aucune des réformes de structures attendues ,voire espérées, n'y figure; le projet est même menacé d'observations sévères, voire même d'injonctions précises des autorités européennes. 
Sans forcer les termes, on peut donc dire que la politique menée par le gouvernement est pour le moins discutable.
Que répond le pouvoir ?
Et que dire des prévisions de croissance ?: Elles ne sont que de 0,4 % pour la France, contre 1,8% pour l'Allemagne, 3,2% pour la Grande Bretagne et même 0,6% en Grèce; seule l'Italie ferait moins bien (-0,3%). 
Pendant ce temps, sans tambour ni trompettes, Madame ROYAL renonce tout soudain à l'éco-taxe jadis adoptée à l'unanimité par le Parlement, sans dire ce qu'elle compte faire sérieusement pour réaliser les travaux d'infra-structures que cette ressource devait financer.
De même, et sans se poser les questions de fond que ce débat mériterait, elle fait voter la limitation à 50% de la part de l'énergie nucléaire en 2025,  sans s'interroger ni sur le coût de cette décision, ni sur  ses conséquences sur l'indépendance énergétique du pays.
Le seul objectif de cette mesure est à l'évidence de calmer la mauvaise humeur des Verts sans lesquels la majorité parlementaire est durablement affaiblie.
Mais, dans tout cela, où est l'autorité de l'Etat ? Où est l'autorité du Président de la République?
Et que devient  l’Intérêt national ?




















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