vendredi 28 novembre 2014

GESTICULATIONS PARLEMENTAIRES POLITICIENNES

La dérive de nos institutions ne peut plus être ignorée :
L'Assemblée Nationale vient de consacrer la moitié de la semaine  à discuter  de deux sujets dont rien ne justifiait qu'ils mobilisent son attention L'Interruption Volontaire de Grossesse votée il y a tout juste 40 ans et la crise du Proche-Orient qui a débuté à la fin de la deuxième guerre mondiale.
Dans l'un et l'autre cas, il ne s'agit en réalité que de gesticulation politicienne destinée à occuper l'actualité, puisque sur ces deux sujets, aucune conclusion n’était attendue qui puisse apporter des perspectives nouvelles.
Pour ce qui concerne l'IVG,l'objectif semblait être simplement de célébrer l' anniversaire du vote d'une loi qui est entrée dans les mœurs et n'est plus guère contestée.
On peut se demander à quoi aura pu servir une telle discussion, puisque sans objectif et naturellement sans conclusion.
Il en est de même pour le débat sur la reconnaissance d'un Etat palestinien.
En effet (et Laurent FABIUS, Ministre des Affaires Etrangères, l'a lui-même souligné le vendredi 27 Novembre à la tribune de l'Assemblée) la Constitution est parfaitement claire :
"La reconnaissance d'un Etat est de la compétence de l’exécutif ".
A quoi peut donc servir un débat qui n'oblige personne à agir, sinon à détourner l'attention des  problèmes qui préoccupent les citoyens ?
La Commission de Bruxelles multiplie les interventions plus ou moins justifiées à propos de la politique économique et budgétaire menée par le gouvernement; ne serait-il pas utile, voire nécessaire, d'en débattre: Alors, pourquoi ne pas le faire?
Les chiffres du chômage augmentent plus que jamais.
Ne faudrait-il pas en discuter au  sein de l'Assemblée ?
Au lieu de cela, on bavarde de tout et de rien. 
A quoi joue donc la majorité ? Et pourquoi le gouvernement apporte-t-il son concours à cette mascarade ?











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