mercredi 12 novembre 2014

LA LIBERTÉ EXIGE LA VERITE

A-t-on le droit au nom de la liberté d'opinion de dire et d'écrire n'importe quoi ? Est-il convenable d'enregistrer une conversation  de caractère privé et d'en publier ensuite des bribes sans que personne ne soit en mesure d'en vérifier l'authenticité ? A-t-on le droit au nom de la liberté de la presse d'affirmer détenir les preuves de ce qu'on écrit et de refuser de les publier au nom de ce qu'on appelle alors pompeusement la protection du secret des sources ? A-t-on le droit de mettre en cause l'honneur d'un tiers sans encourir le risque d'une réparation à la hauteur du préjudice causé ? Bref,au nom  de la liberté de la presse et du droit imprescriptible (sic) à l'information, a-t-on le droit de tout faire et de tout dire sans en accepter et en subir les conséquences ?
Telle est la vraie question que pose ce qu'on a appelé pendant un temps  l'affaire FILLON-JOUYET et qui n'est en effet désormais plus qu'une affaire JOUYET.
Et d'abord comment qualifier un système  où  deux journalistes du MONDE sont reçus de façon presque permanente à l'Elysée comme si il s'agissait de leur bureau secondaire, leurs informations étant aussitôt relayées par le quotidien qui les emploie ?
Ne peut-on s'interroger à ce propos sur le rôle du Secrétaire Général de la Présidence de la République qui, naguère et pendant des années, avait la charge exclusive de faire fonctionner les services de l'Elysée et d'assurer le bon fonctionnement du pouvoir (sa seule apparition publique se limitant à annoncer la composition des gouvernements et de leurs éventuelles modifications) sans se livrer, comme aujourd'hui, à des commentaires plus ou moins heureux sur l'action publique?
Il appartient à l'évidence au Président de la République et à lui seul de trancher ce point, puisqu' il s'agit de son principal collaborateur. 
En revanche, en ce qui concerne les problèmes liés à la mission d'informer, le temps semblerait enfin venu pour ceux qui en ont la responsabilité et qui en revendiquent la charge (au delà des slogans classiques et si faciles sur la liberté d'informer) de commencer à s'interroger sérieusement sur l'exercice et sur la pratique de cette liberté, faute de quoi l'image de celles et de ceux qui participent à cette mission risquerait d'en être durablement affectée. 








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