jeudi 27 novembre 2014

SAUVONS LES "DÉCROCHEURS"

Madame BELKACEM affirme qu'un de ses objectifs au Ministère  de l'Education Nationale est  d'assurer l'égalité entre filles et garçons.  Que cet objectif soit honorable, nul n'en disconvient, mais ne serait-il pas plus important et surtout plus urgent encore d'assurer l'égalité entre tous les élèves de France, filles et garçons, afin qu'à la sortie de l'école primaire, tous sachent lire, écrire et compter ?
Or, tel n'est pas le cas aujourd'hui, puisqu'ils ils sont près de 150.000 à quitter l'enseignement obligatoire sans y parvenir: Ce sont les décrocheurs.
Madame BELKACEM le sait.
Mais sa réponse est pour le moins étrange, car elle ne concerne que le département de la Seine Saint Denis, comme si il n'y avait de décrocheurs que dans ce département .
Elle propose d'y organiser des concours spéciaux de recrutement  d'enseignants, réservés aux candidats qui ont échoué aux  concours normaux ( y compris ailleurs en  France).
Ainsi, dans un département aussi difficile, les élèves trouveront en face d'eux des enseignants dont l'Education Nationale n'a pas voulu dans un premier temps et qui sont en quelque sorte repêchés, alors que ces élèves devraient bénéficier des meilleurs.
Qu'elle le veuille ou non, il s'agit d'un recrutement au rabais, au risque d'avoir un enseignement au rabais.
Ainsi,Madame BELKACEM , en ne recherchant pas l'innovation, choisit-elle la facilité 
Il est vrai  qu' au Ministère de l'Education  Nationale, l'imagination est rarement au pouvoir . 
Or quel est le problème? : Il s'agit de donner à des élèves en: difficulté.des enseignants de bon niveau . 
Des solutions existent déjà comme ces expériences de groupes restreints confiés à des enseignants pleins d’imagination et de volonté d'aboutir.
Mais, au delà de ces expérimentations peut-être difficiles à généraliser, serait-il absurde d'imaginer par exemple que tous les enseignants du premier degré seraient tenus d' exercer pendant un temps dans les départements défavorisés, permettant ainsi à tous les élèves de France de bénéficier des enseignants les plus motivés et les mieux formés?
Certes, la mobilité n'est pas la tradition à l'Education Nationale, mais ( même si elle déplaît à telle ou telle organisation syndicale)  elle ne saurait être considérée comme une brimade: Dans les secteurs où elle existe, elle permet  aux agents d’élargir leur expérience et à l'administration de tourner le dos à l'immobilisme.
Beaucoup d'autres solutions peuvent, à coup sur, être imaginées, mais devant une administration quelque peu sclérosée, c'est au pouvoir politique d'imposer ses idées.
C'est la noblesse de la responsabilité d'un ministre,que  de décider, puis de commander. 
Il appartient donc aujourd'hui à Madame BELKACEM, plutôt que de se focaliser sur des problèmes à coup sur intéressants mais quelque peu secondaires, de mettre son intelligence et son talent au service de ce qui doit être son seul objectif :
Assurer à tous les enfants de France un socle commun de connaissances.. 












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