lundi 29 décembre 2014

LES ECONOMISTES : SAVANTS OU CHARLATANS ?

"Annus horribilis" : Ainsi la Reine Elizabeth avait-elle qualifié l'année 1992 en Grande-Bretagne.
Pour François Hollande, c'est l'année 2014, année cauchemardesque pour lui s'il en fut, qui aura été son "annus horribilis".
Et pourtant, si on écoutait, il y a un an, tout ce que la planète comptait d'économistes de haut niveau,  l'année 2014 devait d'abord être l'année de la reprise de l'activité dans le monde.
On voit aujourd'hui ce qu'il en a été: Sauf aux Etats-Unis, partout  l'activité s'est ralentie, notamment dans les pays émergents, dont les mêmes nous annonçaient pourtant qu'ils seraient en 2014 les moteurs du développement de l'économie mondiale.
Aucun d'entre eux n'avait davantage prévu la baisse du prix du pétrole, tout au contraire. Or celui-ci, qui avait atteint et dépassé souvent 100 dollars le baril, est tombé à 60 dollars. Excusez du peu !!
Or, cet effondrement a eu des conséquences graves et brutales, naturellement  d'abord chez les pays producteurs de pétrole,qui, pour les uns, comme le Venezuela se trouvent plongés dans une situation financière périlleuse, sinon désespérée, et pour les autres, comme les pays du golfe persique, se voient contraints de réfléchir sur les moyens de relancer ces cours.
C'est aussi cette baisse brutale qui explique  en partie les difficultés économiques que rencontre aujourd'hui la Russie dont l'économie reposait de plus en plus sur l'exploitation et l'exportation  du gaz . Enfin, même les Etats-Unis sont touchés par la remise en cause des conditions d'exploitation des gaz de schiste qui leur avaient permis d’être devenus auto-suffisants en matière d'énergie.
Que dire de cette autre erreur de prévoyance de nos économistes: Contrairement à toutes leurs prévisions, qui tenaient pour acquis leur hausse, les taux d’intérêt n'ont cessé de baisser, ce qui, en principe, aurait du faciliter l'investissement, mais qui, tout au contraire, semble nous donner comme seule perspective l'entrée dans une période de déflation particulièrement périlleuse pour notre  économie.
Ces quelques exemples démontreraient, s'il en était besoin, que l'économie n’est décidément pas une science exacte et qu'il est nécessaire d'entendre les prévisions des "spécialistes" avec un esprit critique, au moins vigilant à l'égard des plus sérieux, et avec beaucoup de distance à l'égard des autres.









Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

votre avis m'intéresse...