lundi 23 février 2015

LA JUSTICE EN PÉRIL ??

Depuis des années, la presse ne  cesse d'incriminer des hommes politiques qui se voient accuser de crimes et de délits variés.
Ces mises en cause se basent généralement sur des informations qui viennent en droite ligne des cabinets des juges d'instruction. 
L'imagination dont font preuve alors leurs auteurs est souvent sans borne et leur crédulité à l'égard des déclarations les plus fantaisistes oblige à se poser des questions sur leur honnêteté intellectuelle.
La presse devrait donc peut-être s'interroger sur ses responsabilités dans ce domaine.
Mais le véritable problème est celui du comportement de magistrats dont l'ambition première ne semble plus être de découvrir la vérité, mais plutôt  d’inscrire à leur "tableau de chasse" le plus  de noms connus et par voie de conséquence de faire leur promotion personnelle :Il s'agit d'une véritable dérive de l'institution judiciaire:
Sans remonter à l'affaire d'Outreau, on ne peut que constater que les exemples se sont multipliés au cours des derniers temps: 
En mars 2013,on voit deux magistrats de Bordeaux convoquer en plein nuit  un ancien Président de la République pour le mettre aussitôt en examen, alors que dès le mois d'octobre de la même année, ils seront contraints de décider un non-lieu et de mettre un terme à leur procédure.
De même, une armada de juges d’instruction décide de renvoyer devant le Tribunal Correctionnel de Lille un ancien directeur général du FMI pour des faits de proxénétisme et ce, contre l'avis du Parquet ; quelques mois plus tard, après un procès à grand spectacle, les magistrats du même Tribunal et les parties civiles sont amenés à constater qu’aucun  délit de cette nature n'a été commis et doivent conclure à la relaxe.
Enfin, Eric Woerth ancien ministre du budget s'est vu mettre deux fois en examen d'abord pour avoir soi-disant vendu une partie de l'hippodrome de Compiègne et ensuite pour avoir reçu de l'argent de Madame Bettencourt ? Dans les deux cas, son innocence a été reconnue, mais seulement de longs mois plus tard.
Que dire pour conclure de l'attitude du Parquet parisien qui conteste le renvoi devant les tribunaux de la présidente du Syndicat de la Magistrature responsable du "mur des cons"(sic)?
N'y a-t-il pas là une véritable démonstration de corporatisme? A moins qu'il ne s’agisse d'instructions de Christiane TAUBIRA,  soucieuse de préserver l'avenir d'une organisation qui semble être la dernière à soutenir sa politique  laxiste.
En tout état de cause une conclusion s'impose: Il est grand temps de mettre un terme à la dérive de la Justice.













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