lundi 9 février 2015

LE RESTE ? C'EST LA FRANCE !

L'élection du Doubs ne saurait être prise comme un événement secondaire: Elle pose en effet  le problème de la constitution pour demain d'une majorité pour gouverner. 
Après sa défaite, la candidate du Front National  a annoncé la fin de ce qu'elle appelle le tripartisme et l'avènement du bipartisme qu'elle définit ainsi: D'un coté "les patriotes c'est à dire le Front National", de l'autre le reste (sic).
En dehors du fait qu'il s'agit là d'une manifestation de totalitarisme extravagante, il n'en reste pas moins que le problème que pose cette élection s'adresse en premier lieu à l'opposition républicaine et nationale qui ambitionne de gouverner demain.
A la question de savoir avec quelle majorité, ses dirigeants ont à l'évidence du mal à répondre. Et pourtant  dans un système démocratique reposant sur le suffrage, le problème est clairement posé.
Il est vrai que dans toute organisation politique, le patriotisme de parti pousse les militants à considérer qu'ils sont les seuls à détenir la vérité. Pire, beaucoup soupçonnent même leurs  partenaires d’être prêts à les  trahir.
Certes, les militants ont leurs qualités et ne pas les écouter serait irresponsable, mais ils doivent aussi prendre en compte les réalités:
Aujourd'hui, il est naturel que les militants les plus anciens n'aient pas oublié qu'en 1974 Jacques CHIRAC avait préféré soutenir GISCARD d'ESTAING plutôt que Jacques CHABAN-DELMAS qui avait été choisi par son mouvement; de même il n'est pas étonnant que ceux qui , en 1995, ont soutenu la candidature de Jacques CHIRAC aient pris ombrage de voir alors Nicolas SARKOZY soutenir son adversaire. Pourquoi s'étonner enfin que ceux qui, en 2012, ont soutenu la candidature de Nicolas SARKOZY n'aient pas oublié le choix de François BAYROU en faveur de François HOLLANDE ?
Faut-il pour autant renoncer pour demain au rassemblement nécessaire de toutes celles et de tous ceux ( qu'ils appartiennent à l'UMP, à l'UDI ou au MODEM ou qu'ils aient appartenu au RPR ou à l'UDF ) qui seraient en mesure de former une majorité pour gouverner ?
Le devoir des dirigeants de l'opposition est donc clair: Convaincre les militants d'abord, les électeurs ensuite, de se rassembler dès maintenant pour gagner demain.











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