mercredi 4 mars 2015

LA FAVEUR DU PRINCE


AREVA, la société en charge du nucléaire français, aurait perdu cette année près de 5 milliards d'euros. Les raisons invoquées sont multiples : Il y a eu, nous dit-on, la catastrophe de FUKUSHIMA, qui a contribué à la détérioration de la situation de la société, mais il y avait eu auparavant  l'acquisition d'une entreprise minière d'uranium en Afrique (URAMIN)  à un prix qui aurait été supérieur de 6 fois à la valeur de l'entreprise et il y avait eu aussi des chantiers de l'E.P.R. mal menés (comme celui de Finlande dont les délais de réalisation ont été largement dépassés).
On a trop l'habitude, depuis quelques années, de voir cloués au pilori (quelques fois très rapidement et parfois même injustement) les responsables d'entreprises en difficulté pour ne pas s'interroger sur la discrétion quelque peu inhabituelle qui entoure les causes de cette situation, puisque bien peu nous en parlent . Il ne s'agit pourtant pas de quelque chose de mystérieux, puisque le responsable ou plutôt la responsable d'AREVA a été,de 1999 à 2011,  Anne LAUVERGEON.
Après avoir passé cinq ans au cabinet de François MITTERRAND, elle avait en effet été nommée en 1999 à la tète de la COGEMA devenue ensuite AREVA et, elle est restée pendant douze ans  à sa tète.
Au moment où tout le monde est obligé de constater l'échec qu'a été sa présidence,cette discrétion mériterait quelque éclaircissement.
Tout le monde s'accorde à reconnaître la qualité de la filière nucléaire française: Il est simplement regrettable pour la réputation de cette filière nationale que sa qualité ait pu être remise en cause par la compétence toute relative d'une présidente choisie par la faveur du prince plutôt qu'en raison de ses qualités professionnelles.

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