mercredi 25 mars 2015

"LA FRANCE A PEUR" (*)

Les  élections départementales l'ont confirmé: Les Français ne veulent plus des socialistes.Dans le même temps, le Front National continue ses progrès.
Ces progrès (sans avoir l'ampleur annoncé par des sondages sur lesquels il y aurait beaucoup à dire) sont incontestables. 
Un exemple frappant de ce double constat : Manuel VALLS, ( escorté d'une bonne douzaine de ministres et non des moindres) est allé dans l'Aisne  soutenir les candidats socialistes.Résultat:Dès le premier tour, le Front National obtient un conseiller  départemental  et le Président socialiste du Conseil Général est obligé de se retirer .
Analyser les causes des progrès du FN exige quelques précautions, ce que semblent oublier la plupart des commentateurs qui, au prétexte que ce progrès concerne la plupart des régions de France,en tirent des conclusions souvent excessives.
Il n'est en effet nullement établi que ces résultats signifieraient l’adhésion des électeurs du Front National à son programme ou à ses projets alors que, jusqu'à présent, ils auraient été simplement la manifestation d'une opposition ponctuelle soit à l'immigration, soit à l'insécurité, soit à des phénomènes locaux devenus insupportables.
En effet,pour s'en convaincre, il n'est que de constater que dans beaucoup de cantons, les candidats du Front National n’ont mené aucune campagne se contentant dans le meilleur des cas de l'envoi de la propagande officielle et de la mise en place des bulletins de vote.
A cet égard l'exemple de Lisieux est révélateur : Le candidat Front National a tout d'abord déclaré qu'il ne ferait pas campagne (pour des raisons internes à son parti), il n'a donc envoyé ni circulaire ni bulletins de vote; le FN départemental a fait déposer les bulletins de vote dans les mairies.Résultat: son candidat est qualifié pour le 2ème tour.
Cet exemple démontre s'il en était besoin que les électeurs qui se sont prononcés pour lui ne l'ont pas fait pour approuver un quelconque projet départemental puisqu'il n'en présentait pas, mais pour manifester un choix politique.
Qu'on le veuille ou non,ce choix a été l'expression de leur déception voire même de leur colère contre une situation qu’ils ne supportent plus.
L'ignorer  serait irresponsable. Ne pas en rechercher les causes le serait tout autant.
En fait cette colère est la manifestation d'un phénomène difficile à admettre:
La France et les français ont peur.
                                                      Pourquoi ?  Nous essaierons d'en analyser les raisons après le 2éme tour

 (*) Roger GICQUEL TF1  Février 1976










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