mardi 30 juin 2015

CHARLES PASQUA : LE COURAGE AU POUVOIR

Charles PASQUA vient de disparaître. Avec lui se tourne une page de notre histoire qu'il a contribué à écrire.
Pourquoi sa disparition provoque-t-elle autant d'émotion, en tous cas d’intérêt ? D'abord une raison de fond qui reste essentielle dans  ces temps où la communication semble l'emporter sur toute autre considération : Contrairement à beaucoup de responsables politiques d'aujourd'hui, il avait le courage de dire haut  et fort ce qu'il pensait, sans se dissimuler derrière un charabia technocratique qui désormais semble envahir le débat public.
Il avait des amis, il avait des adversaires, il avait des convictions, il lui arrivait même de se poser des questions;  il avait surtout un courage qui n'était pas seulement physique,mais qui était (ce qui est plus rare encore dans ce milieu), un incontestable courage politique. 
Tout au long de sa carrièreil n' a jamais renoncé à prendre des risques : Il n'a pas toujours suivi les consignes des formations auxquelles il appartenait dés lors que celles-ci ne lui paraissaient pas conformes à ses convictions, mais il leur est resté attaché jusqu'au bout.
En réalité, au delà des apparences que pouvait susciter sa personnalité, Charles PASQUA était d'abord et avant tout un homme de conviction et de fidélité.
Gaulliste de conviction, tout au long de sa vie il a défendu une "certaine idée de la France" à laquelle il n'a jamais renoncé: Pour la faire prévaloir, il n'a jamais hésité, lorsqu'il l'estimait nécessaire, à utiliser toutes les facettes de ses talents qui étaient multiples pour faire triompher ce qui lui semblait correspondre à l’intérêt général, même si  cela lui a souvent valu critiques et reproches.
Il parvenait ainsi à se faire entendre même de ceux qui ne partageaient pas nécessairement ses choix.
La disparition de Charles PASQUA n'est donc pas une disparition banale, car il appartenait  à la catégorie des hommes d'Etat qui auront honoré cette activité, aujourd'hui trop souvent décriée, qu'est l'action politique.
Il aura été, en outre et surtout, un grand serviteur de l'Etat, un militant convaincu de la grandeur de la France et de son caractère singulier, aussi bien qu'un honnête homme au sens du 18éme siècle.
Qu'il soit remercié ici pour ce qu'il a fait et apporté à notre pays.










Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

votre avis m'intéresse...