mardi 2 juin 2015

L'ETAT DÉRAILLE ?


Monsieur BURGAUD est magistrat : Il s'est illustré en son temps en instruisant le procès d'Outreau qui s'est terminé par un désastre judiciaire dont tout le monde se souvient. Aujourd'hui, dix ans plus tard, la Cour d'Assises de Rennes est convoquée pendant 3 semaines pour juger à nouveau un des acquittés de l'époque pour des faits encore  plus anciens et toujours contestés. Non seulement on mobilise la Justice à des fins mystérieuses, mais on convoque à nouveau en qualité de témoins ceux qui avaient été alors acquittés et qui pensaient avoir tourné une page difficile de leur vie. 
L'affaire BETTENCOURT, qui pendant des années a mobilisé des cohortes d'avocat et des armées de journalistes, vient de trouver son épilogue: Eric WOERTH, après avoir été poursuivi pendant cinq ans dans trois dossiers différents qui, tous se sont terminés par des acquittements ou relaxes , est définitivement mis hors de cause.
Pendant cinq ans, les socialistes n'ont cessé de s'acharner sur lui et accessoirement sur Nicolas SARKOZY, les traitant l'un et l'autre de tous les noms: Des juges d'instruction pour le moins complaisants ont accompagné ce parcours, sans que jamais nul ne s’interroge sur leurs responsabilités.
Certes, aujourd'hui, Benoit HAMON ou Claude BARTOLONE (candidat aux régionales en Île de France ! ) annoncent des excuses ( Martine AUBRY en revanche n'y semble pas prête): Il n'était  que temps !  Mais qui est responsable de ce naufrage judiciaire ?
Madame SAAL était directrice de l'Institut National de l'Audiovisuel: A ce titre, elle bénéficiait d'une voiture de fonction avec chauffeur. Ces commodités ne lui semblant pas suffisantes, elle a  réussi à dépenser 40.000 euros de taxis en 10 mois (il est vrai avec la participation  de son fils pour près de 7000 euros !).
Elle a démissionné de ses fonctions mais a retrouvé aussitôt une nouvelle affectation,ce qui est, parait-il obligatoire, sans que personne ne nous explique en quoi cette "obligation" justifie l'absence totale de sanction à l'égard d'une fonctionnaire de haut niveau.
Jérôme CAHUZAC, qui était ministre des Finances et à ce titre responsable de la lutte contre la fraude fiscale, a beaucoup fait parler de lui à propos de ses placements frauduleux à l'étranger.
Certes il a quitté le gouvernement, mais qui a entendu dire que des initiatives avaient été prises par les services compétents pour entamer des poursuites destinées à sanctionner le comportement d'un ministre peu scrupuleux ? 
Un seul point commun entre tous ces cas:  Jamais  la responsabilité de celles et ceux qui sont à l'origine de ce qu'on peut appeler (de façon très modérée) les dysfonctionnements de l'appareil de l'Etat ne semble être mise en cause . Pourquoi ?











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