lundi 6 juillet 2015

BESOIN DE LA GRECE ?

Les grecs ont répondu non.
Les européens semblent perdus: Les responsables politiques, comme trop souvent lorsqu'il s'agit des problèmes européens, paraissent totalement désemparés ( Même François HOLLANDE, habituellement si prompt à parler n'importe où de tout et de n'importe quoi, a préféré garder le silence).
Il est clair que, persuadés de détenir la vérité, ils n'avaient à l'évidence à aucun moment anticipé ce résultat.
Déjà,en 1995 la réponse négative de la France et des Pays-Bas au projet de Constitution européenne qui leur était proposé avait laissé sans voix les responsables politiques  de l'époque qui avaient alors imaginé une solution qu'on ne peut guère qualifier de démocratique, puisque elle consistait à demander à leurs Parlements respectifs de rectifier la réponse négative des peuples en transformant les non populaires en oui parlementaires.
Aujourd'hui,il semble difficile, voire même impossible, d'imaginer une telle option .
Reste qu'il est pour le moins surprenant qu'au sein des 18 pays de la zone euro, il ne se soit trouvé personne pour s’interroger sur ce qu'il y aurait lieu de faire en cas de rejet par le peuple grec des propositions de ceux qu'il est convenu d’appeler les créanciers.
Il serait affligeant que la seule explication puisse se trouver dans la certitude de tous ces spécialistes de la construction européenne que seules les solutions qu'ils proposaient étaient sensées et raisonnables et qu'elles seraient nécessairement approuvées.
Une telle attitude dénoterait à coup sur une certaine forme de mépris à l'égard des sentiments populaires et du suffrage universel qui en est l'expression.
Le résultat est là : Aujourd'hui, dans la mesure où des options différentes sont encore possibles, il est impossible de ne pas s'interroger sur l'attitude à adopter.
Il ne s'agit pas seulement de problèmes financiers que les ministres des Finances auraient seuls la possibilité de résoudre;
Il s'agit d'abord et surtout de problèmes politiques, car l'avenir de l'Europe est en jeu, d'autant que ( il ne faudrait pas l'oublier) la Grande-Bretagne de son coté s'interroge sur sa place dans l'Europe de demain.
Il est certes bon d'avoir des principes, mais il n'est pas interdit de réfléchir avant de trancher.
L'admission de la Grèce en Europe fut-elle une erreur ? On peut en discuter à perte de vue.
Une chose est certaine: La position géographique de ce pays aux confins du Proche-Orient ne saurait être ignorée .
En acceptant la candidature de la Grèce, nous n'avons pas seulement fait un choix culturel et politique, nous avons fait aussi un choix stratégique.

Si d'autres états européens sont moins sensibles que notre pays à ces problèmes, il appartient à la France de les rappeler.
Le moment est venu d’être clair.








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