lundi 2 novembre 2015

DES MAGISTRATS QUI S'EGARENT

A la tribune de l’Assemblée Nationale, Henri GUAINO  avait qualifié certains magistrats  de "pervers ou de psychopathes", à la suite de décisions pour le moins surprenantes, mais qu'il serait interdit de critiquer, au prétexte de l'indépendance de la magistrature.
La Garde des Sceaux n'hésite pas aussitôt à affirmer qu'il est inconvenant pour un parlementaire de mettre en cause des magistrats dans l'hémicycle.
Pour Henri GUAINO, Madame TAUBIRA n'a pas à le critiquer car, dit-il,  "Toute sa vie, elle a détesté la Nation, l'Etat, l'Autorité. Elle a un passé, elle a une idéologie. Elle a milité pour l'indépendance de la Guyane. Elle a le droit d'avoir son idéologie, mais pour donner des leçons sur les institutions de la République et sur le sens de l'Etat, c'est un peu fort".
Quarante-huit heures plus tard (et malheureusement pour Madame TAUBIRA),une nouvelle affaire ne fait que confirmer le caractère pour le moins critiquable du comportement de certains magistrats:
Dans l'affaire appelée aujourd'hui AIR COCAÏNE, la juge d'instruction de Marseille, chargée de l'affaire en France, vient, à son tour, de se distinguer :
Au prétexte que Nicolas SARKOZY avait déjà été client de la compagnie propriétaire de l’avion mis en cause dans l'affaire, elle n'a pas hésité à demander que lui soient transmises les factures (dites "fadettes") des communications téléphoniques données et reçues par l'ancien Président de la République entre mars 2013 et mars 2014  et à rechercher, grâce à la  géolocalisation, les activités de l'ancien chef de l'Etat entre mars et avril 2013, comme si il pouvait y avoir un rapport quelconque entre Nicolas SARKOZY et les acteurs de cette mystérieuse affaire dite Air Cocaïne.
Certes, nul n'est à l'abri de la loi, mais on peut une nouvelle fois s'interroger sur les motivations de magistrats qui ne cessent d'expliquer qu'ils sont débordés de travail mais qui, sans réelles motivations, consacrent des jours ( voire des semaines) de leur emploi du temps à s'interroger sur les activités d'un ancien chef de l'Etat afin de tenter  de le mettre en cause .
Il n'y a pas trente-six explications à ces agissements pour le moins étranges: Soit ils sont le résultat d’instructions de la Chancellerie, soit ils sont à l'initiative de magistrats emportés par un ego surdimensionné.
Peut-on espérer connaitre les conclusions que tirent de ces comportements les autorités responsables car tous les discours sur l'indépendance de la magistrature ne sauraient justifier les débordements  (pour employer un terme modéré) auxquels certains magistrats se laissent aller sans que, semble-t-il, la Chancellerie en semble le moins du monde affectée ?  





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