lundi 23 novembre 2015

L'EUROPE EXISTE-T-ELLE ENCORE ?

Bruxelles, la capitale de la Belgique est quasiment en état de siège. Dans le même temps, et c'est tout un symbole, Bruxelles, capitale européenne revendiquée, semble aux abonnés absents: Aucune idée, aucune proposition : Silence-radio !
Depuis des mois, l'Europe "officielle" démontre le peu de prise qu'elle a sur l'évolution du monde tout autant que son incapacité à jouer le moindre rôle dans les tragédies qui bouleversent notre continent:
François HOLLANDE a eu raison d’affirmer que nous étions en guerre : Mais de nos partenaires européens, bien peu en sont convenus:
Certes la Belgique  sort de son mutisme (et pour cause !).
Mais l'Allemagne, une nouvelle fois, "garde de Conrart le silence prudent" : Quant aux autres membres de l'Union, est-il excessif de dire qu'ils regardent tout cela avec une certaine distance?
Où est la solidarité, notamment financière, des états européens à l'égard de ceux qui combattent le terrorisme et qui en sont victimes et qu'en dit la Commission Européenne ?
De façon paradoxale, seule la Grande Bretagne (qui a refusé d'entrer dans l'espace Schengen et qui n'a pas davantage accepté la monnaie unique) se montre concernée et déterminée.
Ne faut-il pas alors s'interroger sur la réalité de l'Europe aujourd'hui ?
Les accords de Schengen ont démontré de façon cruelle leur inefficacité,voire même et de façon paradoxale, l'aide qu’ils apportent au terrorisme.
Faut-il les dénoncer?
La politique agricole commune a été peu à peu abandonnée; la préférence communautaire est aux oubliettes; l'Europe a même inventé un système dit "des travailleurs détachés" qui permet aux entreprises des pays riches de sous-payer des ouvriers venant d'ailleurs, et ce, aux dépens des salariés de leur propre pays.
Combien d'autres exemples n'a-t-on pas constaté de la dérive de la construction européenne qui, au fil des années, s'est enfoncée progressivement dans la technocratie la plus absurde.
Certes la monnaie unique est toujours là et conserve tout son intérêt mais elle recouvre des réalités fort différentes. En effet les politiques économiques et financières étant restées de la compétence des Etats, ceux-ci mènent les politiques de leur choix , les plus vertueux rattrapant les insuffisances ou les erreurs des plus laxistes: Combien d'états européens auraient-ils été contraints de dévaluer leur monnaie s'ils étaient restés en dehors de la zone euro ? Poser la question c'est presque y répondre.
Le temps n'est-il pas venu de réfléchir enfin aux véritables perspectives de l'Europe sans se laisser engluer dans une idéologie européiste dont il est de plus en plus clair qu'elle ne saurait régler les problèmes qui se posent à notre continent.
L'Europe pourquoi pas ? Mais plus celle-là !










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