jeudi 17 décembre 2015

C’ÉTAIT BIEN UN APPEL AU SECOURS ! ET APRES... ON FAIT QUOI ?

La gauche, il ne faut pas l'oublier, était, avant ces élections, à la tête de toutes les régions (sauf l'Alsace). Elle veut faire croire aujourd'hui qu'elle a remporté un succès, alors qu'elle n'en détient plus que cinq, pendant que l'opposition en présidera désormais sept dont les plus peuplées.
Le Front National, quant à lui, n'en a gagné aucune :
Preuve, s'il en était besoin, que les votes du premier tour ne signifiaient nullement une quelconque adhésion  à ses propositions à la fois contradictoires et dérisoires mais avaient un autre objectif: Dire à la classe politique, à toute la classe politique:Ecoutez-nous, entendez-nous !
Un exemple parmi d’autres: Potigny, commune minière du Calvados, a été pendant  des années dirigée par un maire communiste. Cette année, au premier tour on y a compté 49 % d'abstentions, le FN  obtenant 33 % des voix et la gauche seulement 28 % : Au 2ème tour, les abstentions tombent à 41 % le FN descend à 32 %, mais la gauche remonte à 46 %. Quelle meilleure démonstration !
La classe politique a-t-elle entendu ce message ? Telle est la vraie question.
Or, on peut s'interroger quand on entend , ici ou là, des débats non pas sur les problèmes qui expliquent les résultats de ces élections et qui concernent directement les français, mais sur  des rapprochements politiciens entre telle ou telle personnalité ou tout ou partie de la majorité ou de l'opposition.
Si les responsables politiques imaginent que ce genre de débats est la réponse qu'attendent les français et qu'elle suffira à les rassurer  sur leur avenir personnel et sur l'avenir de leur pays, ils se trompent lourdement et surtout, ils les  trompent :
S’obstiner dans cette voie serait un suicide collectif dont seul le Front National pourrait être le bénéficiaire.
Les électeurs ont jugé les résultats des choix politiques de la majorité en place. Leur réponse est claire.
Les dirigeants politiques de l'opposition  doivent donc se mettre au travail pour proposer dans les meilleurs délais un projet clair, ambitieux et crédible susceptible de rassembler les français.
C'est aujourd'hui la seule chose qui leur est demandée. 
Qu'ils se mettent au travail : La politique viendra après. 






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