mardi 29 décembre 2015

LA CORSE..LA CATALOGNE.. L'ECOSSE..ET L' EUROPE ALORS ?.

En Corse,des incidents qui ressemblent beaucoup à ceux qu'on voit périodiquement dans nos banlieues ( des pompiers agressés pendant une intervention) se sont transformés en affaire politique pour cause de racisme (on a entendu à cette occasion crier "i arabi fora": "les arabes dehors" ).
Peut-être n'est-il pas inutile de rappeler que, déjà après les incidents d'ALERIA en août 1975,les routes de Corse avaient été pendant des mois bariolées par les autonomistes et les indépendantistes corses de l'époque d'inscriptions visant non pas les arabes alors, mais les français en général (" I francesi fora") parfois abrégées en "IFF" (inscriptions que d'ailleurs la plupart des automobilistes ne comprenaient pas mais pour leurs auteurs, il s'agissait d'actions essentiellement politiques, destinées au pouvoir national) .
Les corses voulaient-ils alors ou veulent-ils aujourd'hui se séparer de la France comme les plus excessifs d'entre eux l'affirment ? Rien  n'est moins sur. 
Mais la faiblesse du pouvoir ne peut qu'encourager les excès.
La France n'est pas la seule nation concernée par le phénomène: Comment ne pas faire le rapprochement avec l’Espagne, où la Catalogne s’apprêtait à réclamer son indépendance,et où, plusieurs semaines après des élections qui semblaient rendre cette issue possible,on constate que tout semble bloqué?
Comment ne pas rappeler également la tentation écossaise il y a quelques mois ?
Pour comprendre ces événements, on ne saurait se contenter d'explications techniques .
N'est-il pas étrange en effet de constater que, dans une période où la mondialisation semble l'emporter partout, où la construction européenne se développe depuis des décennies et où l’avenir, nous dit-on, est aux grands ensembles, les nations européennes qui existent depuis des siècles semblent menacées de dislocation interne comme si leurs peuples n’acceptaient pas les conséquences d'une évolution qui menace leur souveraineté et même leur existence.
Car comment nier que la perte de souveraineté et de l'indépendance des nations compte pour beaucoup dans les réactions des peuples qui, en voyant les responsabilités de ceux qui les représentent leur échapper au profit d’instances mystérieuses et de plus en plus éloignées  se refusent à accepter les diktats qu'on veut leur imposer et souhaitent reprendre leur destin en main.
Pour y parvenir, les nations doivent refuser de se laisser dessaisir de leurs responsabilités et démontrer leur volonté d'y parvenir, fut-ce au prix de crises et de tensions mais, qui ne le sait, celles-ci sont la condition d'un avenir apaisé. 













1 commentaire:

  1. La victoire électorale des nationalistes corses est la meilleure nouvelle de ces élections régionales 2015. Elle me rappelle ceci : en 2009, dans la foulée des troubles sociaux à la Guadeloupe, certains s'étaient inquiétés qu'ils ne se propageassent à la Métropole. D'autres écartèrent cette éventualité : le mouvement social à la Guadeloupe n'était possible que parce que la majorité de la population avait conscience d'une identité, d'une origine communes, ce qui n'était pas le cas en Métropole. L'Etat-nation ne peut plus être le cadre de l'identité, de la solidarité. Du fait des flux migratoires intercontinentaux massifs et continus sud-nord. Du fait de la mise hors la loi de la préférence nationale (entamée dès 1972 avec la loi de début juillet attribuée à l'infortuné René Pleven). L'Etat-nation est dans les faits un Etat plurinational (nom officiel, en forme longue, de la Bolivie : Estado Plurinacional de Bolivia). Tant pis, ou tant mieux.

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