mardi 1 décembre 2015

UNE EUROPE AFFAIBLIE FACE A UNE TURQUIE ARROGANTE

A l'occasion d'un sommet de moins de trois heures tenu à Bruxelles dans la matinée du dimanche 29 Novembre, l'Union Européenne a décidé d'accorder 3 milliards d’euros à la Turquie, a accepté d'assouplir le régime des visas pour les hommes d'affaire turcs et est même convenu de relancer le processus d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, tout cela dans l'espoir de tarir le flot de réfugiés de Syrie, d'Irak ou d'Afghanistan qui se précipite vers notre continent.
Ainsi, parce que la Turquie se trouve sur le passage obligé de ces réfugiés , l'Union Européenne semble soudain hors d'état de résister à un pays dont on peut se demander, au vu de sa situation politique actuelle, si les raisons qui avaient amené beaucoup d'états européens à s'interroger sur sa vocation  européenne avaient d'un seul coup disparu.
Il n'est pas inutile à cet égard de s'interroger sur l'attitude véritable de la Turquie à l'égard du terrorisme de DAESCH ?
On peut dire, sans grand risque d’être démenti, qu'elle est pour le moins ambiguë : Il n'est que de voir son comportement  à l'égard de sa minorité kurde dont les combattants sont cependant  les plus ardents à lutter contre les agressions de l'Etat islamiste: Non seulement elle ne les soutient pas, mais elle s'emploie le plus souvent à contrecarrer leur action.
Cette attitude négative à l'égard de la minorité kurde ne se limite pas à entraver les opérations qu'elle mène contre le terrorisme, elle n'hésite pas à s'opposer à son expression politique dans des conditions telles qu'on pourrait même parler parfois de persécution.
On peut se demander enfin si la décision de la Turquie d'abattre un avion russe n'avait pas comme objectif réel d’empêcher la mise en place d'une grande coalition contre les terroristes de l'Etat Islamiste: Sur ce point l'objectif a été atteint puisque les relations entre la Russie et la Turquie comme la grande coalition contre le terrorisme sont compromises pour longtemps.
Comment comprendre alors la décision de l'Union Européenne de poursuivre les négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne alors qu’à l'évidence le régime turc, au delà de son attitude équivoque à l'égard du terrorisme, évolue de plus en plus vers un autoritarisme (pour ne pas dire davantage) bien loin de l'orientation démocratique de la plupart des états européens ?














Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

votre avis m'intéresse...