lundi 29 février 2016

L'EUROPE : ET SI LE TEMPS DE "LA CHAISE VIDE" REVENAIT ?

Il est temps de parler de l'Europe .
Les débats des dernières années ont fait apparaître un mécontentement chaque jour plus vif à l'égard des institutions européennes, que ce soit sur le fond ou sur la forme: L'assurance hautaine et parfois arrogante des eurocrates de Bruxelles est pour beaucoup dans l’exaspération grandissante  à l'égard de l'Europe et de son fonctionnement.
Le rejet par référendum en 2005 en France et aux Pays-Bas  du traité de Lisbonne avait été un premier avertissement. Certes le traité avait fini par être adopté par la voie parlementaire, mais le mal était fait: La confiance était entamée.
La crise que connait aujourd'hui l'agriculture en France en est une nouvelle démonstration: François HOLLANDE n'a pu que le constater à ses dépens lors de l’inauguration du Salon de l'Agriculture.
Or, il est clair que l'avenir de  notre agriculture dépend en très grande partie de la politique agricole commune.  il est malheureusement tout aussi clair que les gouvernements mis en place par François HOLLANDE ne se sont jamais réellement intéressés aux problèmes des agriculteurs : Il ne suffit pas d'annoncer périodiquement que le gouvernement prépare le prochain sommet consacré à l'agriculture pour répondre à leurs problèmes, d'autant plus que la Commission n'entend ni les agriculteurs ni le gouvernement français qui, de son coté, ne hausse pas suffisamment la voix.

Il faut donc, si cela est nécessaire, faire savoir à nos partenaires que toutes les discussions sur ces problèmes n'aboutissant jamais à des résultats tangibles, la France est décidée à ne plus participer à ces sommets de façade.
Faut-il rappeler qu'en 1965 ( à la veille des élections présidentielles !!!), le Général de Gaulle n'avait pas hésité, pour obtenir la mise en place d'une politique agricole commune, à pratiquer ce qu'on avait  appelé alors " la politique de la chaise vide".
Certes, comme il y a un  demi-siècle,  les eurocrates s'empresseront d'affirmer qu'une telle attitude est  contraire à "l'esprit européen".
Mais nos partenaires  devront  bien prendre en compte cette détermination à condition que celle-ci soit réelle. A cet égard l'exemple de David CAMERON doit être médité. 
Car c'est là qu'est le problème: Quand on voit l'immobilisme du pouvoir sur les questions agricoles et quand on assiste aux hésitations et aux tergiversations du gouvernement sur la réforme du droit du travail, on ne peut que s’inquiéter des réactions de nos partenaires qui pourraient n’être guère impressionnés par ce qu'ils risquent de considérer alors comme de simples coups de menton destinés à amuser la galerie.
Oui, vraiment, la France a besoin d'un  Président qui en soit un et d'un gouvernement qui gouverne. 











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