vendredi 25 mars 2016

LE SIECLE DU FANATISME...ET DES PERROQUETS

L'Europe a vacillé: Les fanatiques de l'Etat Islamique en attaquant à Bruxelles  l’aéroport et le métro, s'en sont pris symboliquement à la capitale des institutions européennes.
Aujourd'hui chacun cherche des réponses à ce drame.
Pour les uns, les autorités belges en général et notamment les élus municipaux de communes comme Moelenbeek n'auraient pas été à la hauteur de leurs obligations en laissant des communautés  prospérer sur leur territoire sans les contrôler suffisamment. 
Pour d'autres, la responsabilité incombe avant tout à l'ensemble des européens , dont les égoïsmes nationaux ne permettent  d'avoir ni une unité de vision ni une réaction globale, seules susceptibles selon eux  d'aboutir à une efficacité suffisante.
De leur coté, les spécialistes du renseignement incriminent volontiers les insuffisances de notre système actuel et mettent en cause  son excessive automatisation qui s'est faite aux dépens du travail de terrain.
Pour d'autres enfin, si l'Etat islamique  s'en prend à l'Europe, c'est parce qu'elle serait, selon eux, le point faible de l'Occident.
Mais au delà de ces considérations, l'influence grandissante du salafisme  dans notre société, qu'il s'agisse de notre système scolaire ou universitaire ou de nos prisons, devient de plus en plus le fond du problème, alors que le communautarisme  dans l'entreprise ou dans la cité apparaît de plus en plus prégnant.
C'est donc d'abord la salafisation des esprits qu'il faut combattre.
Or, au  nom de la liberté religieuse et de la laïcité, nous avons trop souvent reculé devant la dénonciation de doctrines qui vont à l'évidence à l'encontre nos principes.
Combattre cette salafisation des esprits exige à l'évidence une détermination totale d'autant plus difficile à atteindre aujourd'hui que  l'arrivée des radios et des chaines de télévision continues a beaucoup modifié les formes de l'information Certes la diffusion est plus rapide , mais la conséquence est très souvent aussi une déresponsabilisation des animateurs de ces stations.
Or, leur responsabilité compte pour beaucoup dans le traitement de l’information d'autant que la concurrence exacerbée qui règne entre elles aboutit souvent à des excès peu compatibles avec la recherche de la vérité : On a en effet  souvent le sentiment que les responsables de ces stations n'ont qu'un objectif: Etre les premiers à diffuser une information, même si elle n 'a pas été vérifiée.
Il ne suffît pas de répéter en boucle une information non vérifiée pour qu'elle devienne une vérité.
Le perroquet ne saurait être le totem de l’information. Il ne faudrait pas l'oublier !
Cela étant, reste la question de fond : Comment combattre et dénoncer le salafisme? : Tel est un des problèmes que nos sociétés ont le devoir de mettre au premier plan de leur réflexion. 
















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