vendredi 24 juin 2016

ANGLAIS, ITALIENS ,EUROPÉENS : "POPULISTES" OU SIMPLEMENT DÉMOCRATES ?

Aujourd'hui, manifester son désaccord avec "le politiquement correct" ou l'humeur du moment est  presque  devenu un délit qui porte un nom : "populisme":
Ce mot ,dans la bouche de ceux qui l'utilisent est devenu , sinon une injure, du moins une   marque de mépris affirmée.
Comment les "bons esprits" ou ceux qui se  croient tels ont-ils pu en arriver là ?
Car  les choses sont souvent très simples à comprendre : 
Pourquoi s'indigner par exemple qu'en Italie (que ce soit à Rome ou à Turin), les citoyens aient préféré pour diriger leur ville des hommes et des femmes éloignés des comportements pour le moins douteux de certains élus et des structures partisanes traditionnelles qui les protègent?
Pourquoi s'étonner que, de plus en plus souvent, les  scandinaves ou les néerlandais, lassés d'une gouvernance tellement correcte qu'elle en devient profondément lassante, décident de choisir des élus qui se veulent différents parce que la société devient différente?
Pourquoi refuser de comprendre que, si les Britanniques ont décidé de quitter l'Union Européenne, les raisons qui sont les leurs ne sont pas nécessairement méprisables, surtout su on prend le temps de s'interroger sur les incompréhensions qui sont les leurs depuis si longtemps et qui se sont renforcées au fil des années ?
Pourquoi ne pas rappeler que, déjà en 1992 à l'occasion du référendum sur le traité de MAASTRICHT, les observateurs de la vie politique d'alors avaient usé et même abusé de cet argument: Le vote négatif  était nécessairement un vote populiste. Il n'était pas besoin de s'interroger longtemps pour comprendre qu'en réalité ces observateurs mettaient déjà en cause la capacité de compréhension par les électeurs des textes qui leur étaient soumis.
Même raisonnement en 2005 lorsque les Français ont du se prononcer sur le traité de Lisbonne qu'ils ont alors rejeté mais que le Parlement a du finir par adopter en ignorant superbement le résultat du référendum.
Une seule et  vraie question doit être posée : Et si  en définitive , ce qu'on appelle  le populisme n'était rien d'autre qu'une forme moderne de la démocratie d'aujourd'hui ?








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