mardi 14 juin 2016

BREXIT...OUI OU NON ? QUI D'AUTRE DEMAIN ?

Dans quelques semaines , les Britanniques se prononceront sur le destin de la Grande-Bretagne en Europe : Veulent-ils rester dans l'Union Européenne ou la quitter ?
Nul n'est naturellement aujourd'hui en mesure de connaitre leur réponse.
Mais que les anglais décident de rester ou de partir, il sera nécessaire de s'interroger sur l'avenir de l'Europe.
Qui ne voit en effet que, depuis des années, de plus en plus nombreux sont les européens qui s'interrogent sur le devenir de la construction européenne.
Dès 1972, la France avait manifesté ses inquiétudes devant ce que tous les spécialistes présentaient pourtant alors comme une avancée majeure de la construction  européenne puisque le traité de Maastricht décidait la mise en place d'une monnaie unique.
Le traité n'avait pourtant été adopté alors qu'avec moins de 51% des suffrages.
En 2005, un autre traité ( le traité de Lisbonne) fut soumis à référendum: Il fut alors rejeté par les Pays-Bas comme par la France (par 55% des électeurs), mais les responsables de l'époque avaient cependant décidé de faire ratifier par le Parlement ce traité que le peuple avait pourtant rejeté.
Depuis, les consultations organisées dans les pays de l'Union (et notamment les élections européennes)  ont démontré la méfiance grandissante des citoyens à l'égard d'une Union qui s’éloignait de plus en plus de leurs préoccupations pour s'enfermer dans des certitudes technocratiques pourtant rejetées par les peuples.
Aussi, quel que soit le résultat du référendum britannique, il est clair que, demain, les structures comme le fonctionnement de l'Union Européenne devront faire l'objet de réflexions approfondies.
Une première certitude : Il serait dangereux ( pour ne pas dire davantage) d'orienter ces réflexions vers "plus d'Europe", comme le souhaiteraient les technocrates européens.
Car ce choix d'un modèle fédéral ne serait qu'une fuite en avant mortelle pour l'Europe, parce que contraire aux volontés des citoyens qui souhaitent de plus en plus retrouver dans leurs nations la possibilité de choisir leur destin:  Rien n'est donc plus urgent que de rendre aux nations les responsabilités que trop de technocratie leur a souvent enlevé. 
Que l'Europe se concentre demain sur les compétences qui, dans l'avenir, seraient les siennes et renonce à intervenir, comme elle le fait trop souvent, sur des sujets qui, à l'évidence, ne sont pas de son domaine et qu'elle rende aux états la responsabilité de leurs peuples, car ce sont eux qui choisissent leurs dirigeants.













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