lundi 27 juin 2016

UNE HABILETÉ MORTELLE (?)

Il y a 2 ans, pour gagner les élections législatives, David CAMERON avait décidé d'organiser un référendum sur l'appartenance de la Grande Bretagne à l'Union Européenne.
Ce référendum a eu lieu. Les résultats sont là: Et les conséquences  sont, d'ores et déjà, spectaculaires.
L'Europe stupéfaite est disloquée.
En Grande-Bretagne, le parti travailliste est en loques, le parti conservateur  en voie d'éclatement , l'économie du pays  menacée de toutes parts. Enfin, mettant un terme à une histoire séculaire, l'Ecosse mais aussi l'Irlande du Nord menacent de quitter la Grande-Bretagne .
Voilà le triste bilan d'une manœuvre parfaitement  politicienne qui montre une nouvelle fois les limites de la "petite politique".
Car, qu'il le veuille ou non, David CAMERON risque de payer cher son initiative à l'image d'un de ses illustres prédécesseurs Lord NORTH qui était devenu l'homme le plus méprisé de son pays pour avoir perdu l'Amérique: Lui sera peut-être l'homme qui aura  abandonné l'Europe ou que l'Europe aura abandonné.
Aujourd'hui que faire pour rebondir ? D'abord, ne pas se précipiter dans on ne sait quelles improvisations plus ou moins réfléchies. A cet égard, Il est un peu inquiétant de voir que déjà certains imaginent la construction d'une Europe plus intégrée, alors qu'à l'évidence les peuples d'Europe (à l'exemple du peuple britannique) souhaitent d'abord retrouver la maîtrise de leur destin dont ils ont l'impression que le fonctionnement actuel de la construction européenne les a privés depuis tant d'années.
Commençons d'abord par ne pas ignorer la géographie, car, qu'elle soit dans l'Union Européenne ou pas, la Grande Bretagne reste en Europe. Nul ne saurait l'oublier .
De même, en ces temps troublés et dangereux, il serait tout aussi irresponsable d'oublier qu'en Europe, la sécurité repose en large partie sur la France et la Grande-Bretagne, l'une et l'autre membres du Conseil de Sécurité et l’une et l'autre détentrices de l'arme nucléaire.
La France a donc un rôle essentiel à jouer dans cette réflexion, mais il lui faut pour y parvenir retrouver son rang et son influence, qu'elle a à l'évidence perdus pour n'avoir pas eu la volonté de mener une politique courageuse, préférant se complaire dans des idéologies  périmées plutôt que de s’attaquer aux vrais problèmes du pays.
Telle doit être aujourd'hui notre première préoccupation:  Rendre à la France sa voix et sa place dans le monde

















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