mercredi 17 août 2016

UNE GRACE ... A LA HOLLANDAISE !!!!..... LA CHÈVRE ET LE CHOU !

Jacqueline SAUVAGE a été condamnée à 10 ans de prison pour avoir assassiné son mari. 
Elle a demandé sa grâce au Président de la République.
Il lui a bien accordé une grâce, mais partielle afin, nous a-t-on dit, de lui permettre de demander sa libération conditionnelle avant 2017.
Elle a donc demandé cette libération.
Le tribunal d'application des peines vient de rejeter sa demande pour des raisons qui peuvent paraître pour le moins étranges mais qui ont une cohérence et une seule: Faire prévaloir la décision de justice sur le droit de grâce accordé au Président de la République. Même si le tribunal d'applications des peines de Melun a reconnu que l'intéressée ne présentait aucun risque de récidive ni de dangerosité il a  refusé qu'elle puisse aller s'installer chez une de ses filles au prétexte que ce domicile était trop proche de l'endroit où le meurtre avait eu lieu.
Qui peut comprendre ?
Le Président de la République en 2012, il est vrai, avait déjà manifesté sa réticence à l'égard de ce droit de grâce dont il disait alors qu"'il rappelle quand même une autre conception du pouvoir"?
Mais aujourd’hui il a, comme d'habitude, appliqué son principe favori :"ménager la chèvre et le chou".
Il s'agissait en l’occurrence pour lui à la fois de ne pas déplaire à ceux qui sont hostiles au principe même de la grâce présidentielle et notamment les magistrats: (" Une telle décision dit la présidente d'un syndicat de magistrats pourrait être vécu comme une remise en cause des décisions de justice ") et à ceux qui militaient pour une décision de clémence.
Ainsi cette décision, apparemment favorable à Jacqueline SAUVAGE, s'est révélée comme une sorte de piège pour elle.
Encore une fois, on peut être hostile au droit de grâce accordé par la Constitution au Président de la République et, dans ce cas, on refuse la grâce.
Ou bien on préfère considérer que le cas de Jacqueline Sauvage mérite considération et on la gracie.
Toute autre attitude risque d’apparaître comme peu cohérente et, peut-être aussi et surtout, entachée d'arrières-pensées.











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