mardi 14 mars 2017

LES PRIMAIRES : FAUSSE BONNE IDÉE ?

Les élections primaires sont-elles le moyen le plus efficace de choisir les candidats à l'élection présidentielle ?: C'est la question qu'on peut aujourd'hui légitimement se poser.
Depuis dix ans en effet, quatre élections primaires ont déjà eu lieu; Trois à gauche , une au centre et à droite: C'est ainsi qu'ont été successivement choisis Ségolène ROYAL, François HOLLANDE et Benoit HAMON à gauche, François FILLON au centre et à droite.
Seul François HOLLANDE a été élu Président de la République.
Pourquoi cette discordance entre l'élection primaire et l'élection du Président ?
Tout d'abord parce qu'il s'agit de deux corps électoraux différents : Les électeurs de la primaire sont nécessairement moins nombreux ; ils sont en quelque sorte un échantillon des électeurs qui choisiront le Président de la République, mais ils sont aussi la plupart du temps des électeurs plus engagés, donc peut-etre moins représentatifs de ceux qui iront voter pour l'élection  elle-meme.
Leur engagement parfois marginal risque en outre d'avoir comme conséquence une possible contestation du choix du candidat et ce, malgré le résultat de la consultation. 
En réalité il ne faut pas se dissimuler la réalité des choses : Le recours aux primaires est la conséquence de l'incapacité des formations politiques à désigner leur candidat, incapacité qui traduit  la dégénérescence de ces formations qui semblent avoir de moins en moins envie de discuter et donc de choisir.
Elles délibèrent de moins en moins sur les questions qui concernent les français ou qui commandent le destin du pays
En fait, les partis politiques ne sont plus que des machines à fabriquer, puis à désigner des candidats  afin de constituer une majorité capable de soutenir l'action d'un gouvernement.
Il est à craindre de ce fait que ces partis finissent par perdre toute légitimité démocratique et voient leur rôle contesté par les citoyens et ce, au profit de structures dont nul n'est aujourd'hui en mesure d'imaginer et de déterminer la légitimité.
Une telle évolution ne saurait etre sans conséquences sur l’avenir de nos institutions: Il n'est pas sans importance de réfléchir aux voies et moyens d'y remédier.









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