lundi 24 avril 2017

L’ÉCHEC

Qui pourrait le contester ? Le premier tour de l'élection présidentielle a été un échec pour celles et ceux qui se font une certaine idée de la France: Le deuxième tour opposera en effet deux candidats dont on peut dire sans exagérer que les opinions de l'une et les propositions de l'autre ne sont  marquées, ni par la modération pour la première, ni par la clarté pour l'autre.
François FILLON a aussitôt revendiqué la responsabilité de cet échec. Il faut l'en féliciter et l'en remercier.   Mais est-il le seul ? : Rien n'est moins sur.
Certes, nul ne peut nier que ce qu'on a appelé "les affaires" a joué son rôle dans cet échec, mais il ne faudrait pas oublier que, dès le lendemain de l'annonce de son projet, François FILLON avait déjà été vigoureusement attaqué sur son ampleur et ses choix.
Au delà du fond, on peut s'interroger sur la prise de conscience par les français de l'ampleur des efforts à accomplir: A cet égard, l'immobilisme "hollandais" a chloroformé la nation !
En outre (et on a pu le constater à droite comme à gauche) l'invention des élections primaires (destinées en principe à décharger les formations politiques de la responsabilité du choix de leurs candidats) n'a donné, ni à droite ni à gauche, des résultats totalement convaincants.
Le temps est donc venu de s'interroger sur le fonctionnement des partis politiques (à droite comme à gauche), car c'est bien de cela qu'il s'agit.
Pour toute formation politique, reporter au lendemain les choix politiques peut etre commode, mais est en meme temps susceptible de causer à terme des dégâts difficiles à prévoir . De meme regrouper au sein d'une meme formation politique des hommes et des femmes que beaucoup de choses peuvent séparer, voire meme opposer, peut, dans un premier temps, etre électoralement positif, mais comporte à terme des risques politiquement dangereux.
Qu'on le veuille ou non, il est donc urgent d'entamer une réflexion sur ce sujet  fondamental.
Quant à l'élection présidentielle, on peut dire sans exagération que les résultats de ce premier tour n'ont guère éclairci les choix : Si Marine LE PEN peut se réjouir du score qu'elle a atteint, elle ne peut guère  dissimuler ce qui est un demi-échec par rapport à ses espoirs et à ses ambitions.
Quant à Emmanuel MACRON il s'efforce d'élargir son socle qui apparaît comme aussi limité que fragile ( Meme si la Bourse, sans raison économique,s'est aussitôt envolée !) : Après avoir appelé au rassemblement des "progressistes" (appellation de gauche), il appelle maintenant au regroupement des "patriotes" (appellation récupérée chez Marine LE PEN) : Toujours le "ni droite ni gauche" si chère à François BAYROU et à ses amis centristes.
Au prétexte de remercier ses militants, il célèbre (au milieu de tout ce que la rive gauche compte de "people")  ses 23 % de voix comme s'il s'agissait  déjà d'une victoire, semblant oublier les dégâts qu’avaient causé à l'image de Nicolas SARKOZY en 2004 son expédition au FOUQUET'S .
Ce n'est pas en gommant les différences ou en faisant disparaître les oppositions qu'on peut donner à notre pays les armes dont il a besoin pour retrouver son espoir et son avenir.
Il faut lui proposer un destin et une espérance.







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