jeudi 4 mai 2017

LES "MALGRÉ NOUS"

Un débat consternant.
L'élection du Président de la République mérite mieux que le spectacle qui a été infligé aux français par des candidats qui avaient décidé de remplacer leur opposition naturelle et légitime d'adversaires politiques par une haine personnelle et réciproque qui ne devrait pourtant pas avoir sa place dans une démocratie. 
De ce fait, la violence l'a disputé à la médiocrité d'un bout à l'autre.
Qui aujourd'hui est en mesure d'imaginer l'avenir de notre pays ? : Si Marine LE PEN, par sa violence et son agressivité, a dévasté le débat, force est bien de constater qu'Emmanuel MACRON ne s'est guère préoccupé de calmer le jeu, ni de donner aux électrices et aux électeurs qui ne l'avaient pas choisi des raisons de soutenir sa candidature pour le deuxième tour.
Certes,il est confortable de s'en prendre avec violence à une candidate qui n'espère que cela, mais peut-etre aurait-il été plus utile de chercher à comprendre les raisons de ceux qui n'ont pas voté pour vous.
Manifester un européisme débridé peut satisfaire les fanatiques d'une Europe fédérale dans laquelle les nations disparaîtraient, mais n'est certainement pas le moyen de rassurer ceux qu'exaspère l'interventionnisme permanent des eurocrates de Bruxelles.
Faut-il rappeler qu'en 2005 déjà, les français avaient dit non au projet de Constitution européenne ?
De meme, il est clair que, pour Emmanuel MACRON, la lutte contre le terrorisme et la délinquance en général n'est guère une priorité: Il semble avoir un peu de mal à comprendre que pour beaucoup et notamment dans "les quartiers" (comme il dit) ce problème est plus que prégnant . Et quand, dans le meme temps, il reçoit le soutien de Christiane TAUBIRA dont l'attitude à l’égard de la délinquance a toujours laissé perplexe une grande partie de la population française,il est clair que celles et ceux que l'insécurité inquiète l'écoutent avec perplexité.
Emmanuel MACRON semble considérer que sa victoire est assurée et qu'il n'est nul besoin de faire des efforts pour la consolider. 
Il n'arrive pas à comprendre que si, pour la majorité des électeurs de la droite et du  centre, voter pour Marine LE PEN n'est en aucun cas une option  acceptable, il reste, quant à lui, un adversaire politique pour lequel ils ont peu de sympathie ( c'est le moins qu'on puisse en dire), d'autant que tous ont compris qu'il était en réalité  socialiste et qu'en outre il n'était qu'un clone de François HOLLANDE dont ils ne voulaient plus depuis longtemps.
Qu' Emmanuel MACRON le sache :
Ceux qui  voteront pour lui le feront comme des "malgré nous".














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