mercredi 10 mai 2017

MACRON : LE CHOIX DU ROI !

Pendant cinq ans, François HOLLANDE a multiplié les échecs :Bien peu nombreux sont ceux qui le contestent.
En revanche,  il a  réussi son ultime manœuvre : Faire élire un successeur de son choix :
Car, qui peut s'y tromper ? : La mise sur orbite d'Emmanuel MACRON n'a pas été le fruit du hasard; elle n'est pas davantage le résultat d'un complot qu'aurait ourdi Emmanuel MACRON contre le Président en place (et  à son insu !) .
Elle est simplement la démonstration des capacités manœuvrières de François HOLLANDE.
Après avoir nommé Emmanuel MACRON au secrétariat général de la Présidence de la République,dès son élection, le 15 mai 2012, il le fera entrer au gouvernement le 26 Août 2014 en remplacement d'Arnaud MONTEBOURG : Il lui confie aussitôt l'adoption d'un texte un peu fourre tout et donc très "grand public" qui lui permet de se faire connaitre des français, d'autant plus facilement que sa plasticité politique donne de lui une image d'ouverture.
Si la loi-travail lui échappe, elle va  aggraver l'impopularité de François HOLLANDE.  
Le temps est alors venu pour lui de quitter un navire qui prend l'eau: Il démissionne  en Août 2016.
Ainsi après 2 ans à l'Elysée et 2 ans au gouvernement, il va donc pouvoir se lancer pour l'emporter.
François HOLLANDE aura réussi sa dernière opération: Se choisir un successeur.
La cérémonie du 8 mai à l'Arc de Triomphe en a constitué l'éclatante illustration; Les attentions répétées du Président sortant à l'égard de son successeur n'ont pu le laisser ignorer: Faute de pouvoir se représenter lui-même en raison de son impopularité, il  a trouvé le successeur dont il avait rêvé.
Certes, pendant toute la campagne, celui-ci s'est efforcé de ne pas le laisser paraître.
De meme, et afin de préparer les élections législatives et d'obtenir la majorité dont il rêve,  il va tout faire pour dissimuler la réalité de cette "filiation".
Mais son  discours en permanence balancé ne permet guère d'imaginer ce qui se passera après.
Sa propension au secret ( qui contraste heureusement, il est vrai, avec les épanchements permanents de son prédécesseur)  peut présenter des risques politiques compte tenu de l’évolution des opinions publiques toujours prêtes à contester les décisions les plus modestes meme si elles sont considérées symboliques.
Mais jusqu’aux élections législatives de juin, la suite n'est pas écrite.
Peut-etre saurons-nous alors ce que nous réserve l’avenir.










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