vendredi 26 mai 2017

UNE BONNE NOUVELLE: JEAN-MICHEL BLANQUER MINISTRE DE L'EDUCATION NATIONALE

Jean Michel BLANQUER, ancien directeur de l'ESSEC, est le nouveau ministre de l'Education Nationale.
C'est une bonne nouvelle.
Pas parce que Madame BELKACEM s'en est émue et semble ne pas l'avoir très bien pris; pas davantage parce que Alain JUPPE et François FILLON avaient pensé en faire leur ministre de l'Education, pas davantage non plus parce que François BAROIN est un de ses meilleurs amis, mais tout simplement parce que ses objectifs, tels qu'il les a exprimés, correspondent aux besoins essentiels de notre système éducatif massacré par les expérimentations incessantes de "pédagogistes" soi-disant innovateurs.
Le premier de ces objectifs (et peut-etre le plus important) se résume en quelques mots :" Que tous les élèves de France sortent de l'école primaire en sachant lire, écrire, compter... et respecter autrui ". Qui pourrait mieux dire ?
Mais, au delà de cette ambition, un certain nombre d'initiatives, qu'il est possible sans polémiquer de qualifier d'hasardeuses, devront etre remises en cause.
Il en est ainsi des nouveaux rythmes scolaires contestés par les enseignants, les communes et les familles .
En quoi serait-il choquant de laisser aux communes et aux enseignants de leurs écoles le soin de choisir ( entre la semaine de quatre jours et la semaine de quatre jours et demi ), le rythme qui leur parait le mieux correspondre aux attentes des maîtres et des familles. Le temps  n'est-il pas d'ailleurs venu de donner aux chefs d'établissements un minimum d'autonomie ?
Il en est de meme de la réforme des collèges imposée sans la moindre concertation: En quoi ,par exemple, la réintroduction du latin et du grec dans les programmes serait-elle un recul alors que ces matières sont constitutives d'une meilleurs connaissance de notre langue. 
De meme, à une époque où la mondialisation (qu'on le veuille ou non) s'impose peu à peu à tous, il est urgent de privilégier l'apprentissage des langues étrangères: Commençons, d'abord , par rétablir les classes bi-langues, supprimées hier au nom d'une soi-disant égalité (était-ce l'égalité de maintenir 96 % de ces classes  à Paris et d'en supprimer 84% dans l'académie de CAEN !).
De meme , pourquoi s'indigner de voir repenser l'enseignement de l'histoire dévasté par des a-priori doctrinaires qui avaient privilégié des concepts abstraits  aux dépens de la chronologie, alors que l'histoire, c'est d'abord la chronologie: Une nation a besoin de repères historiques: Quoi qu'aient pu penser les ministres de l'Education nommés par François HOLLANDE , le fait de connaitre les rois de France n'est pas du passéisme.
Le temps est enfin venu de redonner à l’éducation la place qu'elle n'aurait jamais du perdre dans les priorités de l'Etat:
Le nouveau ministre semble le penser et le vouloir : Au delà de nos préférences, il nous faut donc lui souhaiter de réussir et d'y parvenir.

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