mercredi 23 mai 2018

LE PRÉSIDENT ET LES "MÂLES BLANCS"

Emmanuel MACRON l'avait laissé entendre:
Il ne voulait pas de ce qu'on a appelé le plan BORLOO.
Pourquoi alors l'avoir commandé ? Convaincu qu'il est, par définition, le seul capable d’inventer ou d'imaginer, il ne pensait pas qu'un autre pouvait en avoir aussi la capacité.
Quand il s'est aperçu que ce rapport intéressait les maires autant que les responsables des banlieues, il a compris que de ce fait, ce plan risquait de faire de l'ombre aux propositions qu'il envisageait de présenter sur ce sujet.
Il fallait donc l'enterrer:
Pour y parvenir, il a  parlé  90 minutes :
Qu'a-t-il dit et qu'a-t-il proposé à ceux qui ont en charge les problèmes des banlieues ? Bien peu de choses en vérité.
Aucune mesure,en tous cas, qui réponde à leurs préoccupations. 
Certes, il a parlé d' une recherche organisée de stages pour les élèves de 3 ème, moitié dans le secteur privé, moitié dans le secteur public (ce qui présente l'immense avantage de ne nécessiter aucune dépense nouvelle);
De même,il envisage de mettre en place des tests anti-discrimination dans les 120 plus grandes entreprises françaises afin d'encourager l' embauche des habitants des banlieues. Là aussi, pas de dépenses pour l'Etat.
Plus cocasse peut apparaître l'annonce d'un plan de lutte contre le trafic de drogue au moment précis où toutes les chaînes de télévision montraient à Marseille des batailles de rue à coup de  mitraillettes justement  autour de ce trafic.
Que penser enfin de cette étrange affirmation selon laquelle "deux mâles blancs ne vivant pas dans ces quartiers s’échangent un plan,  ça ne marche pas comme ça" (sic).
Au delà du caractère pour le moins méprisant du propos, ne craint-il pas ,ce faisant, de participer aux discours racistes dont il affirme qu'ils sont en train d'empirer?
Quel mépris en outre,  à l'égard de celles et de ceux qui travaillent sur ces sujets et dont on devrait comprendre qu'ils sont incompétents en raison de leurs origines, de la couleur de leur peau ou de leur lieu de résidence.
Reste la vraie question : Au delà de cette cérémonie d'enterrement, quelle politique le gouvernement va-t-il mener dans nos banlieues ?
Bien malin celui qui, après avoir décrypté la pensée "macronienne", est capable de le dire. 












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