dimanche 6 mai 2018

UN AN DE SILENCE... UNE ANNÉE DE RÉFLEXION


Voila aujourd'hui un an qu'Emmanuel MACRON a été élu Président de la République. 
Que retenir de cette année?
On se  souvient de la mise en scène spectaculaire de son élection qu'il célébra seul devant la Pyramide du Louvre.
Il n'y avait dans ce spectacle ( car c’était  un spectacle !) aucune improvisation mais d'abord et avant tout une volonté  de marquer les esprits.
Depuis, il  est resté fidèle à l'image qu'il avait voulu alors donner de lui dans cette auto célébration:
Un exercice du pouvoir qu'il souhaitait à la fois marqué par la solitude et l'autorité.
La solitude d'abord: Sa gouvernance est à coup sur solitaire : Son gouvernement volontairement dépourvu de personnalités politiques est composé de techniciens souvent compétents mais qui ne semblent pas convaincus de l’intérêt de soutenir ou d'illustrer la politique du Président de la République.
Quant à l'autorité,s'il n'en manque pas,  elle ressemble parfois à de l’autoritarisme:  L'opposition des uns ou les réserves des autres l'irritent de façon ostensible: A l'évidence , les élus l'agacent, car ils ont tendance à vouloir se mêler de tout (même de ce qui les regarde) : Il a du mal à comprendre que bien souvent ils sont les porte paroles de ceux qui les ont élus ( Mais faute d'avoir jamais été élu de terrain et d'avoir jamais rencontré un "électeur sur pied", il ne comprend pas le lien qui peut exister entre les élus et leurs électeurs).
On le voit dans son projet de révision de la Constitution qui traduit cette incompréhension
Il veut moins de députés, moins de sénateurs: Moins il y aura d'élus , pense-t-il, mieux on pourra gouverner.
Il en est de même des organisations professionnelles qu'elles représentent les employeurs ou les salariés.
Il voudrait que le dialogue social dont il  parle volontiers soit limité aux problèmes techniques.  
Qu'il s'agisse de la SNCF ou d'AIR FRANCE, on aperçoit les conséquences que cette absence de dialogue peut provoquer.
L'opinion,à l'origine séduite par la nouveauté et même l'originalité de ce  comportement, commence ,semble-t-il, à en apercevoir les limites : Si 45 % des Français considèrent son action de façon positive,  55 % en revanche  sont d'un avis contraire.
Il ne faudrait certes pas en tirer des conclusions définitives, mais force est bien de constater que son positionnement d'aujourd'hui l'éloigne du centre qu'il voulait représenter il y a un an: 
Si ce glissement à droite est  en ligne avec la droitisation de la société française, il est pour ce qui le concerne confirmé par le jugement négatif que 70 à 80 % des français portent sur sa préoccupation sociale:
Quand 15 % des Français seulement pensent qu'il comprend bien "les problèmes des gens comme nous" et que 35 % seulement le trouvent sympathique, on comprend pourquoi il inquiète 42 % de la population.
Est-il en mesure d'évoluer ? Son intelligence incontestable pourrait le lui permettre. Ses certitudes ( car il n'en manque pas) risquent d'en limiter l'ampleur.













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