jeudi 10 mai 2018

II VOYAGE...ET IL ESPÈRE !

Si on en croit  les observateurs  Emmanuel MACRON a, depuis son élection, réalisé 37 voyages à l'étranger et  parcouru 160.000 kilomètres. Personne n'imagine qu'il ambitionne simplement d’égaler la performance de son prédécesseur François HOLLANDE qui avait effectué 200 déplacements  en 5 ans.
Il n'en reste pas moins qu'on peut s’interroger sur l'efficacité de cette bougeotte permanente
Ce qu'un observateur avisé de la vie internationale a appelé la politique des "papouilles" à propos de la gestuelle observée entre Donald TRUMP et Emmanuel MACRON n'a jusqu'à présent démontré ni son efficacité ni sa pertinence.
Après avoir dénoncé l'accord de PARIS sur le climat ,Donald TRUMP vient en effet de rejeter les accords sur le nucléaire iranien quelques jours à peine après une visite d'Emmanuel MACRON à Washington présentée par les thuriféraires du Président de la République comme une réussite diplomatique exemplaire.
Dominique de VILLEPIN a pourtant mis en garde le chef de l'Etat contre "une situation de surcharge diplomatique et  militaire dont il n 'est pas sur que l'intendance puisse suivre à ce rythme".
En outre, ce que certains considèrent  comme de l'agitation pure et simple a comme contrepartie une absence de plus en plus ressentie de la scène nationale:
Il est à coup sur plus intéressant  et valorisant de dialoguer avec Angela MERKEL ou Vladimir POUTINE sur la situation dans le monde que du statut des cheminots avec Philippe MARTINEZ ou Jean Luc MELENCHON.
De même est-il moins  stressant de discuter avec Madame MAY  que de dialoguer avec Nicolas HULOT de l'expulsion des Zadistes de Notre Dame des Landes qui semblent tellement s'y plaire qu'ils paraissent décidés à y rester et que le gouvernement semble résigne à les y laisser.
Il n'en reste pas moins que les Français ont le droit de savoir vers quel horizon on les emmène: Des réformes sont sans cesse  annoncées et dans tous les domaines sans que bien souvent on n'en aperçoive pas clairement la finalité et encore moins les modalités.
Un exemple entre mille:
Le Président de la République a annoncé pendant sa campagne la suppression de la taxe d'habitation (impôt perçu par les communes) en promettant aux maires que leurs pertes de recettes serait intégralement compensée par l'Etat: Coût évalué 7 à 8 milliards, si cette suppression se limite aux contribuables les plus aisés.
Mais le gouvernement s'est aperçu que toute discrimination entre contribuables est impossible.
Résultat: Ce n’est pas 8 Milliards qu'il faut trouver ,mais 22. 
Comme le gouvernement s'est  engagé à ne pas créer d’impôts nouveaux et à ne pas augmenter les impôts existants, il remet les décisions à plus tard ,comptant sur une miraculeuse amélioration de la situation économique pour échapper aux nécessaires économies.
Car, il est vrai,  le mot "économies" n'appartient pas au vocabulaire d'Emmanuel MACRON .
En cela, le Président de la République est vraiment un homme de gauche.










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