mardi 12 juin 2018

DES " PAPOUILLES" AMBIGUËS A LA BROUILLE BRUTALE

Le 10 Mai dernier, je l'avais alors écrit: Lors de la visite à Washington du Président de la République, il m'avait semblé que l'attitude et la gestuelle des deux protagonistes de cette rencontre n'était pas nécessairement significative de la qualité et de la nature de leurs relations:Ce qui s'est  passé au Canada lors de la réunion du G 7 l'a parfaitement démontré.
On est passé des "papouilles" presque indécentes à la brouille la plus brutale. 
Si on s'en doutait un peu depuis son élection, aujourd'hui le doute n'est plus permis. Le Président des Etats-Unis a choisi la manière forte pour traiter des problèmes du monde.
Certes, les relations entre les Etats dépendent en partie de la qualité des relations de leurs dirigeants, mais il ne faudrait pas s'y tromper: L'essentiel est ailleurs.
Avoir imaginé que ce qu'on pourrait appeler du "copinage" serait de nature à modifier le comportement de Donald TRUMP est la marque d'une grande naïveté. 
Au delà de la personnalité du Président des Etats-Unis, tout le monde devrait le savoir : Les chefs d'Etat ne se dirigent  pas comme les députés "En Marche" .
Rien ne les oblige donc à être éperdus d'admiration devant le "Jupiter" français. 
Certes, pendant le sommet, le Président de la République a réuni les chefs d’État et de gouvernement européens: Il s'agissait d'une initiative utile,même si elle n'a guère pesé sur le déroulement du sommet et a simplement illustré un aphorisme bien connu: "Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d'en être l'organisateur" .
S'il est vrai que l'arrivée au pouvoir d'un homme comme Donald TRUMP est de nature à  bouleverser les données des relations internationales, il est tout aussi vrai qu’espérer qu'il ne s'agit que d'un mauvais moment à passer serait irresponsable tant on constate que  son attitude  semble approuvée par le peuple américain .
Que faire alors pour ne pas se laisser entraîner vers le déclin: Pour les uns, la solution s'appelle l'Europe, une Europe plus intégrée comme si l'expérience qu’on en fait depuis des années n'en avait pas montré les limites ; pour d’autres, l’acceptation de la mondialisation qui n'est en réalité qu'une variante du projet européen serait la solution.
Et si, au delà des faux semblants, le Président de la République, usant de l'influence qui lui est prêtée, essayait de rassembler les nations européennes autour d'une double  ambition : Qu'elles conservent ou retrouvent leur indépendance et refusent ainsi le déclin qui leur est promis si elles s'abandonnent. 
Certains trouveront le projet trop ambitieux, voire quasiment utopique. N'est-il pas simplement digne de la France ?.



 









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