samedi 14 juillet 2018

IL CAUSE...IL CAUSE...EN FAIT... IL PROCRASTINE !!!

Emmanuel MACRON aime la langue française et la pratique à merveille: Il ne peut donc qu'aimer les mots, même ceux qui sont assez rarement utilisés dans la conversation courante. Il en est un qui devrait pourtant lui aller à merveille, car on peut dire qu'il l'incarne chaque jour davantage: C'est "Procrastiner".
Procrastiner signifie : Remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour même.
Ne définit-il  pas, mieux que tout autre,la  ligne de conduite du  Président de la République? 
Tout le monde s'accorde à penser que des économies s'imposent si on veut retrouver notre liberté d'action: Si on écoute le Président de la République, il est évident qu'il  partage cet avis. Si on regarde les décisions de  son gouvernement on ne peut que s'interroger, puisque les économies sur le train de vie de l'Etat sont toujours remises à plus tard et sont la plupart du temps de caractère symbolique.      
Or, non seulement les économies tardent à venir, mais des dépenses nouvelles sont annoncées pour lesquelles aucun financement n'est prévu.
Il en est ainsi de la suppression de la taxe d'habitation annoncée pendant la campagne électorale qui représente une dépense prévisible de 22 milliards d'euros: Aucun financement n'est prévu et d'ores et déjà le gouvernement reconnait que plus de la moitié  de cette suppression sera financée par le déficit. 
Il en est de même pour le service national universel pour les jeunes,sans cesse annoncé, mais qui n'est même pas défini de façon claire et pour lequel aucun financement n'est davantage prévu: Et pourtant, plus de 3 milliards seraient nécessaires pour le mettre en oeuvre.
Quant à la diminution du nombre de fonctionnaires, elle n'est toujours pas sérieusement envisagée puisque ( la défense, la santé, la sécurité et l'enseignement ne pouvant être touchés) nul ne nous dit clairement quelles administrations ou quels services pourront être concernés, pas davantage combien d'agents de l'Etat seraient concernés .
Certes le gouvernement a décidé de montrer sa détermination en décidant que les collectivités locales, communes, départements et régions devraient , pour ce qui les concerne, diminuer leurs dépenses de 1,5 % .Il démontre ainsi qu'il connait bien les dictons populaires et qu'il sait les pratiquer :"Faites ce que je dis et ne faite pas ce que je fais".
Si on ajoute à cette liste les questions que pose la mise en place du prélèvement à la source annoncé pourtant comme un progrès significatif pour les contribuables, on ne peut que constater qu’entre les annonces et la réalité, il y a souvent un fossé .
On le voit : Il est plus facile d’annoncer des changements que de les mettre en oeuvre.
Et il est encore plus facile de critiquer les responsables d'hier que de réaliser ses  propres promesses.
Peut-être le Président de la République et son gouvernement pourraient-ils y réfléchir !




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